ASSURANCES Georges Frem inaugure le deuxième Forum arabe
le 04 octobre 2002 à 00h00
Le ministre de l’Industrie, Georges Frem, a inauguré hier le deuxième Forum arabe des assurances à l’hôtel Phoenicia Inter-Continental de Beyrouth, organisé par le groupe de presse al-Iktissad wal-Aamal, en collaboration avec le ministère de l’Économie et du Commerce. Des représentants de plus de seize pays arabes et occidentaux ainsi que plus de 400 personnalités, députés et hommes d’affaires, étaient présents. « Le secteur des assurances traverse actuellement une crise sévère due principalement aux événements du 11 septembre », a déclaré Raouf Abou Zaki, directeur d’al-Iktissad wal-Aamal. « Le secteur a enregistré des pertes colossales à un niveau mondial. Les sociétés internationales d’assurances ont alors révisé leur politique avec les sociétés arabes en prenant des mesures draconiennes. Elles ont eu recours à une hausse des contrats ainsi qu’à des conditions plus strictes de réassurance. Mais comment les sociétés arabes réagiront elles-face à ces conditions ? », s’est-il interrogé. Selon lui, le marché arabe des assurances est divisé à cause de la diversité des lois qui régissent chaque État, mais aussi à cause de la faiblesse des législations qui structurent ce secteur et de l’absence de contrôle public sur les compagnies d’assurances. Alors que les compagnies internationales fusionnent et opèrent des regroupements stratégiques, le marché arabe reste divisé et marche à contre-courant, estime-t-il. C’est pourquoi il est si difficile de faire passer le secteur arabe de l’étape d’intermédiaire à l’étape de producteur d’assurances, dit-il, préconisant de sélectionner les meilleures compagnies et de faire évoluer le secteur des assurances arabes. Par exemple, l’Arabie saoudite a donné une grande importance à ce secteur dans le cadre de son programme de réforme économique. Des législations sont mises en place garantissant des capitaux suffisants pour répondre aux besoins du marché. M. Abou Zaki cite aussi Bahreïn, le Koweït et la Syrie parmi les États qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour faire évoluer le secteur des assurances. De son côté, le président de l’Association des assureurs libanais, Ibrahim Matossian, a appelé à la conclusion le plus rapidement possible d’accords de fusion entre compagnies arabes pour permettre au secteur de décoller. La nouvelle législation libanaise rendant l’assurance automobile obligatoire à partir de janvier 2003 est un bon début, a-t-il estimé. « Renforcer la compétivité des compagnies d’assurances par des législations adéquates et utiliser les moyens du marketing moderne comme la bancassurance ou l’Internet pour vulgariser le concept de l’assurance dans le monde arabe sont deux solutions possibles », a indiqué le vice-président de l’Association arabe des assurances, Abdel Khalek Raouf Khalil.
Le ministre de l’Industrie, Georges Frem, a inauguré hier le deuxième Forum arabe des assurances à l’hôtel Phoenicia Inter-Continental de Beyrouth, organisé par le groupe de presse al-Iktissad wal-Aamal, en collaboration avec le ministère de l’Économie et du Commerce. Des représentants de plus de seize pays arabes et occidentaux ainsi que plus de 400 personnalités, députés et hommes d’affaires, étaient présents. « Le secteur des assurances traverse actuellement une crise sévère due principalement aux événements du 11 septembre », a déclaré Raouf Abou Zaki, directeur d’al-Iktissad wal-Aamal. « Le secteur a enregistré des pertes colossales à un niveau mondial. Les sociétés internationales d’assurances ont alors révisé leur politique avec les sociétés arabes en prenant des mesures draconiennes....
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