Michael Schumacher n’a pas voulu le reconnaître mais il a commis une bévue énorme à l’arrivée du Grand Prix des États-Unis de Formule 1, dimanche dernier à Indianapolis. Comme souvent avant un « doublé », l’Allemand a ralenti l’allure pour franchir la ligne d’arrivée avec Rubens Barrichello le plus près possible pour célébrer la domination de la Scuderia. Cette fois cependant, Michael Schumacher en a trop fait. Et Barrichello a gagné. Le quintuple champion du monde ne pouvait pas se douter aussi que son coéquipier brésilien ne ralentirait pas assez pour rester à sa place, la deuxième. En voulant bien faire, l’Allemand a suscité une fois de plus l’ire de beaucoup. Du public américain peu habitué à ce genre de manœuvre. « Je suis américaine et c’est la première fois que je viens couvrir une course de Formule 1, interrogeait une journaliste. Je ne comprends certainement pas la politique de votre sport, mais pouvez-vous m’aider à comprendre pourquoi les spectateurs américains qui ont payé pour venir ici ne peuvent pas avoir été offensés d’avoir vu un évènement sportif dont l’arrivée a été manipulée ? » « Je ne le pense pas, répondait, gêné, Michael Schumacher. Si vous regardez combien nous étions proches l’un de l’autre, vous ne pouvez pas parler de manipulation. Je ne savais pas qui avait gagné à l’arrivée. Cela a été Rubens (Barrichello)... » « Personne ne savait. » Dans le tour d’honneur d’ailleurs, les deux Ferrari côte à côte, les gestes des deux pilotes en disaient long sur la surprise de chacun. Pas plus Michael Schumacher que Rubens Barrichello, ne comprenaient ce qui s’était passé. Ne savaient qui avait véritablement gagné. « Il n’y avait rien de prévu, insistait l’Allemand. On était côte à côte et aucun de nous ne savait qui était le vainqueur. Rubens me demandait dans la ligne droite : tu as gagné ? J’ai gagné ? Personne ne le savait. Il nous a fallu attendre de voir des écrans pour savoir. » Michael Schumacher avait peut-être eu tort alors de tenter de trouver une explication à cette arrivée tronquée. Le sacrifice pour Barrichello qui l’avait aidé cette saison notamment. La veille, le quintuple champion du monde n’avait-il pas déclaré qu’il était libre de gagner ? Que le meilleur moyen d’assurer la deuxième place de Rubens Barrichello était encore que lui, Michael Schumacher, remporte ce Grand Prix ? Jean Todt, directeur de la Scuderia, avait confirmé la totale liberté accordée aux deux pilotes. En voulant jouer au grand seigneur, Michael Schumacher venait d’être la victime de son geste. Une sorte d’arroseur arrosé.
Michael Schumacher n’a pas voulu le reconnaître mais il a commis une bévue énorme à l’arrivée du Grand Prix des États-Unis de Formule 1, dimanche dernier à Indianapolis. Comme souvent avant un « doublé », l’Allemand a ralenti l’allure pour franchir la ligne d’arrivée avec Rubens Barrichello le plus près possible pour célébrer la domination de la Scuderia. Cette fois cependant, Michael Schumacher en a trop fait. Et Barrichello a gagné. Le quintuple champion du monde ne pouvait pas se douter aussi que son coéquipier brésilien ne ralentirait pas assez pour rester à sa place, la deuxième. En voulant bien faire, l’Allemand a suscité une fois de plus l’ire de beaucoup. Du public américain peu habitué à ce genre de manœuvre. « Je suis américaine et c’est la première fois que je viens couvrir une course...
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