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Antiterrorisme Deux nouvelles inculpations à Londres

Deux hommes ont été inculpés lundi à Londres pour possession de documents en vue de préparer un acte terroriste, lors d’une comparution devant un tribunal de Londres. Mouloud Sihali, 27 ans, et David Aissa Khalef, 30 ans, se sont vu notifier leur inculpation pour « possession d’articles dans des circonstances permettant raisonnablement de les soupçonner de préparer, d’organiser et de commettre un acte terroriste ». Khalef, ouvrier dans une usine, a par ailleurs été inculpé pour possession d’informations susceptibles d’être utilisées par une personne préparant un attentat. Les deux hommes ont été placés en détention à l’issue de l’audience au tribunal de Bow Street à Londres. Ils comparaîtront à nouveau le 7 octobre. Le 19 septembre, un informaticien au chômage, Mohammed Abdulah Azam, 32 ans, avait déjà été inculpé à Londres pour avoir « collecté des informations susceptibles d’être utiles à une personne pour commettre ou préparer un acte terroriste ». Ces informations se présentaient sous la forme de « livres ou documents relatifs à la fabrication d’explosifs ou d’armes ». Washington ajoute quatre noms à sa liste noire Les États-Unis ont ajouté les noms de quatre membres présumés d’el-Qaëda à la liste noire des individus et des entités soupçonnés d’appartenance ou de soutien à organisation terroriste, dont les avoirs sont gelés, a annoncé lundi le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), une annexe du département américain du Trésor. Tous ont en commun d’avoir appartenu ou fréquenté la cellule de Hambourg (Allemagne) d’el-Qaëda commandée par l’Égyptien Mohammed Atta, identifié par le FBI comme le kamikaze aux commandes du premier avion qui s’est écrasé contre l’une des tours du World Trade Center. Le premier d’entre eux est le Yéménite Ramzi ben al-Sheibah, coordinateur des attentats du 11 septembre 2001, récemment arrêté au Pakistan et remis aux États-Unis. Sont également désignés comme terroristes internationaux : – Saïd Bahaji, un Germano-Marocain de 27 ans. Il est soupçonné d’avoir participé à la préparation des attentats. Il vivait et étudiait à Hambourg (Nord), où il a provisoirement partagé un appartement avec Atta. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Son sort n’est pas actuellement connu. – Mounir el-Motassadeq, un Marocain de 28 ans. Inculpé en Allemagne de complicité de meurtres dans les attentats, il doit être jugé prochainement par un tribunal de Hambourg. – Zakarya Essabar, un Marocain de 25 ans, soupçonné d’avoir participé à la préparation des attentats. Il a habité dans le même appartement que Atta et Bin-al-Sheibah à Hambourg. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui et son sort n’est pas connu. Quatre ressortissants français détenus au Yémen Quatre ressortissants français sont actuellement détenus au Yémen, sans faire « l’objet d’une inculpation officielle à ce stade », a indiqué lundi le ministère français des Affaires étrangères. Interrogé sur ces informations, le porte-parole du Quai d’Orsay François Rivasseau a répondu : « Oui, quatre Français sont, à notre connaissance, actuellement détenus au Yémen. » « À notre connaissance, ils ne font pas l’objet d’une inculpation officielle à ce stade. Notre consulat à Sanaa leur apporte l’assistance d’usage », a-t-il ajouté. Les services de renseignements ont reconnu que 104 personnes soupçonnées de terrorisme étaient détenues au Yémen, a indiqué il y a plusieurs jours un député yéménite. Parmi elles figurent 15 personnes soupçonnées d’implication dans l’attentat contre l’USS Cole, les autres ayant été arrêtées après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Lundi, le quotidien arabe al-Hayat (publié à Londres) a indiqué que les services de renseignements et de sécurité yéménites détenaient « dix personnes au moins, de nationalités étrangères, parmi lesquelles des Français d’origine arabe ». Selon le journal, « des enquêteurs américains et français juges participent de façon indirecte » à l’interrogatoire des suspects. Les Égyptiens informés des nouvelles règles concernant leur entrée aux USA Le ministère des Affaires étrangères égyptien a donné lundi le détail de nouvelles mesures concernant les visiteurs égyptiens à leur arrivée aux États-Unis parmi lesquelles figure le relevé éventuel de leurs empreintes digitales. Le chef du service des voyages au ministère, Mohammed Farid Mounib, a fait part à la presse de ces mesures qui, selon lui, « entrent dans le cadre des efforts continus des États-Unis pour améliorer leur sécurité après les événements du 11 septembre 2001 ». « Le nouveau système inclura la prise d’empreintes digitales et de photos de certains voyageurs à leur arrivée aux États-Unis et, de même, ils devront répondre à des questions posées par des responsables de l’immigration », selon le texte.
Deux hommes ont été inculpés lundi à Londres pour possession de documents en vue de préparer un acte terroriste, lors d’une comparution devant un tribunal de Londres. Mouloud Sihali, 27 ans, et David Aissa Khalef, 30 ans, se sont vu notifier leur inculpation pour « possession d’articles dans des circonstances permettant raisonnablement de les soupçonner de préparer, d’organiser et de commettre un acte terroriste ». Khalef, ouvrier dans une usine, a par ailleurs été inculpé pour possession d’informations susceptibles d’être utilisées par une personne préparant un attentat. Les deux hommes ont été placés en détention à l’issue de l’audience au tribunal de Bow Street à Londres. Ils comparaîtront à nouveau le 7 octobre. Le 19 septembre, un informaticien au chômage, Mohammed Abdulah Azam, 32 ans, avait...