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Sabri cherche un soutien iranien, Téhéran veut solder les vieux comptes

Le chef de la diplomatie irakienne, Naji Sabri, venu chercher à Téhéran un soutien contre une éventuelle attaque américaine, a paru tomber sur des dirigeants iraniens plus soucieux de solder les comptes de la guerre Iran-Irak. À son arrivée samedi, le ministre irakien avait d’emblée joué la carte de la solidarité entre musulmans et cibles potentielles de la campagne antiterroriste du président américain George W. Bush. « Le véritable axe du mal », ce n’est pas Bagdad-Téhéran-Pyongyang, comme le prétend M. Bush, « c’est l’axe Washington-Tel-Aviv », avait-il dit à sa descente d’avion. Les dirigeants iraniens ont réitéré de leur côté leur opposition à une action unilatérale des États-Unis, qui risquerait de déstabiliser tout le Proche-Orient. Le chef de la diplomatie Kamal Kharazi, qui a estimé qu’« il appartient désormais à l’Irak d’éviter un conflit dans la région en coopérant avec l’Onu », s’est davantage étendu sur les contentieux subsistant de la guerre Iran-Irak qui a fait environ un million de morts entre 1980 et 1988 et pour laquelle aucun traité de paix n’a encore été signé. Il a évoqué les difficultés éprouvées par les pèlerins iraniens à se rendre sur les lieux saints chiites de l’Irak ou encore la question des prisonniers de guerre que les pays s’accusent mutuellement de détenir. Parlant de « malentendus », M. Sabri a assuré que son pays cherchait à « mettre un terme à cette situation qui n’est ni la guerre ni la paix » avec l’Iran.
Le chef de la diplomatie irakienne, Naji Sabri, venu chercher à Téhéran un soutien contre une éventuelle attaque américaine, a paru tomber sur des dirigeants iraniens plus soucieux de solder les comptes de la guerre Iran-Irak. À son arrivée samedi, le ministre irakien avait d’emblée joué la carte de la solidarité entre musulmans et cibles potentielles de la campagne antiterroriste du président américain George W. Bush. « Le véritable axe du mal », ce n’est pas Bagdad-Téhéran-Pyongyang, comme le prétend M. Bush, « c’est l’axe Washington-Tel-Aviv », avait-il dit à sa descente d’avion. Les dirigeants iraniens ont réitéré de leur côté leur opposition à une action unilatérale des États-Unis, qui risquerait de déstabiliser tout le Proche-Orient. Le chef de la diplomatie Kamal Kharazi, qui a estimé...