L’aviation US frappe un système radar de l’aéroport de Bassorah
le 27 septembre 2002 à 00h00
Des avions de combat américains, soutenus par les appareils de la Royal Air Force, ont frappé un système de radar mobile de défense antiaérienne lors d’un raid sur l’aéroport de Bassorah, dans le sud de l’Irak, a annoncé hier un porte-parole du Pentagone. « Pour résumer, nous n’allons pas laisser (Saddam Hussein) placer des équipements un peu partout pour qu’il s’en serve ensuite contre nous », a déclaré le lieutenant-colonel David Lapan. « Des corbeaux du mal américains ont mené une nouvelle agression ignoble contre l’aéroport international de Bassorah, dont le système radar civil a été détruit », a précisé un responsable irakien, cité par la télévision d’État. Selon ce porte-parole du ministère des Transports, le raid a provoqué aussi « des dégâts dans le principal bâtiment de l’aéroport ». « Cet acte terroriste est une violation des normes de l’organisation internationale de l’aviation civile (IATA) », a-t-il affirmé, ajoutant que le système radar détruit était conforme aux règlements internationaux en vigueur. Selon l’Irak, le système radar civil de l’aéroport a été détruit dans le raid, mais le porte-parole du Pentagone a indiqué que la cible visée était le radar qui avait été utilisé contre des avions de combat américains et britanniques pendant la semaine écoulée. Selon le Pentagone, l’Irak a placé des systèmes d’armes au milieu de zones civiles, en utilisant notamment des mosquées et des hôpitaux comme paravents. Le lieutenant-colonel Lapan a affirmé que les forces aériennes américaines et britanniques survolant les zones d’exclusion aériennes irakiennes procéderaient à des frappes sur des objectifs militaires en zones civiles « si elles peuvent être menées sans danger ». Les avions américains et britanniques ont mené deux raids jeudi contre des objectifs irakiens. Le second visait des installations de communication militaires près de Tallil dans le sud de l’Irak. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld avait indiqué récemment que les forces américaines et britanniques s’efforceraient désormais d’infliger des dommages durables aux centres de communication militaires à fibres optiques de l’Irak. L’aéroport de Bassorah avait été bombardé une première fois par des avions américains et britanniques en août 2001. Le 27 août dernier, des appareils américains et britanniques avaient, selon Bagdad, détruit le système radar de l’aéroport de Mossoul, dans le nord de l’Irak. Mercredi, un porte-parole militaire irakien avait affirmé qu’un Irakien avait été blessé la veille dans des bombardements d’avions américains et britanniques sur le sud de l’Irak. Des incidents quasi quotidiens opposent l’Irak aux avions américains et britanniques qui survolent les zones d’exclusion imposées par Washington et Londres après la guerre du Golfe en 1991 dans le nord et le sud du pays. L’Irak ne reconnaît pas ces zones qui ne font pas l’objet d’une résolution de l’Onu. L’Irak a fait état mardi de plus de 850 violations aériennes américaines et britanniques de son espace aérien en quatre semaines, dans un message adressé au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan par le chef de la diplomatie irakienne Naji Sabri.
Des avions de combat américains, soutenus par les appareils de la Royal Air Force, ont frappé un système de radar mobile de défense antiaérienne lors d’un raid sur l’aéroport de Bassorah, dans le sud de l’Irak, a annoncé hier un porte-parole du Pentagone. « Pour résumer, nous n’allons pas laisser (Saddam Hussein) placer des équipements un peu partout pour qu’il s’en serve ensuite contre nous », a déclaré le lieutenant-colonel David Lapan. « Des corbeaux du mal américains ont mené une nouvelle agression ignoble contre l’aéroport international de Bassorah, dont le système radar civil a été détruit », a précisé un responsable irakien, cité par la télévision d’État. Selon ce porte-parole du ministère des Transports, le raid a provoqué aussi « des dégâts dans le principal bâtiment de...
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