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L’esprit Coupe Davis ne souffle pas sur les USA

Patrick McEnroe est un capitaine courageux, ambitieux mais réaliste : si les États-Unis se sont inclinés hier face à la France en demi-finale de la Coupe Davis, c’est aussi parce que cette épreuve n’a pour ses compatriotes qu’une relative importance. Les jeunes Andy Roddick et James Blake ont fait ce qu’ils pouvaient face à des Sébastien Grosjean et Arnaud Clément à la fois plus chevronnés et plus motivés. Mais personne aux États-Unis ne fera une maladie de leur défaite. « C’est clair que la camaraderie, la polyvalence et l’esprit d’équipe font beaucoup pour le succès de la France en Coupe Davis, note le patron de l’équipe américaine. C’est ce que nous essayons de bâtir, de travailler sur la polyvalence et l’esprit d’équipe. » Mais le cadet des McEnroe, qui n’a pas pu compter sur la présence des stars Pete Sampras et Andre Agassi, pris par leur carrière personnelle, est bien conscient que la partie n’est pas gagnée. « C’est vrai que je dois faire avec l’absence des vedettes et le peu de couverture médiatique aux États-Unis, admet-il. Pour que la Coupe Davis marche chez nous, il faudrait qu’elle ait lieu tous les deux ans ou qu’elle soit regroupée sur trois ou quatre semaines afin que le monde soit concentré sur l’évènement », explique-t-il. « Mais je connais trop les pressions qui s’exercent », déplore-t-il. Tant pis Engagé dans la rude tâche de bâtir une équipe américaine sur la durée, il n’est même pas sûr de pouvoir compter dans l’avenir sur Blake et Roddick, les deux joueurs qu’il a façonnés cette saison à la dure école de la Coupe Davis. « Leur carrière à tous les deux a progressé cette année et je ne peux que répéter ce que j’ai dit pour Pete et Andre. Nous voulons les joueurs qui veulent être avec nous. S’ils veulent en être, ils sont les bienvenus, sinon tant pis », résume-t-il. Gagné depuis longtemps par la magie de l’épreuve, il est sous le charme de l’ambiance unique de cette demi-finale perdue et estime que les absents ont tort. Mais comme pour les stars de la NBA, représenter son pays n’est pas une priorité outre-Atlantique. « Quand vous jouez un match comme celui-là, vous découvrez ce que signifie la Coupe Davis. Je ne crois pas qu’on puisse faire beaucoup mieux pour faire plaisir au public », dit-il. « Et si le public américain ne veut pas en être, tant pis », ajoute-t-il. En attendant, Patrick McEnroe estime que, quel que soit l’avenir de la Coupe Davis dans son pays, les deux jeunes joueurs placés sous sa tutelle pour un long week-end parisien ont appris beaucoup. « Je suis optimiste pour l’avenir du tennis américain, de notre équipe de Coupe Davis et de ces deux joueurs. En progressant en tant qu’équipe, ils progresseront également d’un point de vue individuel », estime-t-il. On se console comme on peut.
Patrick McEnroe est un capitaine courageux, ambitieux mais réaliste : si les États-Unis se sont inclinés hier face à la France en demi-finale de la Coupe Davis, c’est aussi parce que cette épreuve n’a pour ses compatriotes qu’une relative importance. Les jeunes Andy Roddick et James Blake ont fait ce qu’ils pouvaient face à des Sébastien Grosjean et Arnaud Clément à la fois plus chevronnés et plus motivés. Mais personne aux États-Unis ne fera une maladie de leur défaite. « C’est clair que la camaraderie, la polyvalence et l’esprit d’équipe font beaucoup pour le succès de la France en Coupe Davis, note le patron de l’équipe américaine. C’est ce que nous essayons de bâtir, de travailler sur la polyvalence et l’esprit d’équipe. » Mais le cadet des McEnroe, qui n’a pas pu compter sur la présence...