Les inspecteurs de l’Onu mieux équipés qu’il y a quatre ans
le 20 septembre 2002 à 00h00
Les inspecteurs de l’Onu invités à retourner en Irak sont mieux équipés pour découvrir un programme nucléaire clandestin que lors de leur dernière visite en 1998, a déclaré hier le Français Jacques Baute, chef de l’équipe d’action de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Son équipe de 18 experts possède des équipements de détection plus précis, des capacités d’analyse accrues, et a su mettre à profit une interruption de quatre ans de ses activités sur le terrain pour mieux analyser les données déjà recueillies, a-t-il expliqué à quelques journalistes. L’AIEA, basée à Vienne, est chargée de découvrir les efforts de l’Irak pour produire des armes nucléaires. La Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu), basée à New York, doit rechercher les armes chimiques et biologiques et les missiles de portée supérieure à 150 km. Pour M. Baute, un physicien de 43 ans qui a effectué plus de 20 inspections en Irak, les inspecteurs de l’AIEA devraient « être au bout de quelques mois d’opérations en mesure de donner des assurances » au Conseil de sécurité sur les activités irakiennes. En 1998, l’AIEA estimait que l’Irak, qui avait lancé dans les années 80 un programme de production d’armes nucléaires, n’avait plus les capacités matérielles de produire les matériaux enrichis nécessaires à leur fabrication et n’en avait pas non plus importé clandestinement. « Je ne crois pas que nous aurons des conclusions définitives », a cependant averti M. Baute. « C’est au Conseil de sécurité de tirer les conclusions ». L’étendue du pays et l’éventail des technologies utilisées pour la production d’armes nucléaires compliquent les inspections, a reconnu M. Baute. Mais en revanche l’infrastructure importante que nécessite cette production peut faciliter les recherches.
Les inspecteurs de l’Onu invités à retourner en Irak sont mieux équipés pour découvrir un programme nucléaire clandestin que lors de leur dernière visite en 1998, a déclaré hier le Français Jacques Baute, chef de l’équipe d’action de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Son équipe de 18 experts possède des équipements de détection plus précis, des capacités d’analyse accrues, et a su mettre à profit une interruption de quatre ans de ses activités sur le terrain pour mieux analyser les données déjà recueillies, a-t-il expliqué à quelques journalistes. L’AIEA, basée à Vienne, est chargée de découvrir les efforts de l’Irak pour produire des armes nucléaires. La Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu), basée à New York, doit...
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