L’opposition irakienne prévoit une intervention US d’ici à fin 2002
le 19 septembre 2002 à 00h00
Al-Charif Ali ben Hussein, dirigeant du Mouvement pour la monarchie constitutionnelle, composante de l’opposition irakienne, a déclaré s’attendre à une intervention militaire américaine en Irak « avant la fin de l’année », dans un entretien à l’hebdomadaire Die Zeit. « La crise va sans doute s’accentuer, au plus tard en février de l’année prochaine. En fait, nous nous attendons à ce que les Américains, au vu de la manière dont ils se préparent actuellement et de leurs discours, lancent une attaque militaire avant la fin de l’année », a-t-il déclaré. Cousin du roi Fayçal II d’Irak destitué en 1958, il a également estimé que l’opposition irakienne « reviendra à Bagdad dans les six prochains mois. Dieu le veut ». « Un sixième de la population a vécu en exil dans des sociétés démocratiques. Notre classe politique a mûri en exil. Personne, qu’il soit républicain, musulman religieux, nationaliste ou kurde, n’autorisera à nouveau un régime autoritaire ou dictatorial », a-t-il affirmé, plaidant pour le retour à une monarchie constitutionnelle « qui garantisse au mieux les libertés » des Irakiens. Le dirigeant du Congrès national irakien (CNI), coalition hétéroclite de mouvements d’opposition intérieure ou en exil soutenue par Washington, Ahmed Tchalabi, a de son côté affirmé au même journal qu’en cas d’intervention militaire « l’armée irakienne ne défendra pas Saddam. » « Je ne peux dire l’importance des forces américaines qui doivent être mises en œuvre. Il faudra en tout cas beaucoup moins que ces centaines de milliers de soldats, dont il a été question », a-t-il ajouté, saluant le discours du président américain George W. Bush devant les Nations unies. « Il ne faut pas s’attendre à un soulèvement dans le monde arabe en raison de la libération de l’Irak », a-t-il estimé. « Le fossé entre les peuples et les gouvernements est énorme. Au moins 60 % de la population de ces pays est âgée de moins de 20 ans. Les dirigeants sont issus d’une autre génération, ils se sont beaucoup éloignés des soucis de leurs citoyens », a encore relevé M. Tchalabi.
Al-Charif Ali ben Hussein, dirigeant du Mouvement pour la monarchie constitutionnelle, composante de l’opposition irakienne, a déclaré s’attendre à une intervention militaire américaine en Irak « avant la fin de l’année », dans un entretien à l’hebdomadaire Die Zeit. « La crise va sans doute s’accentuer, au plus tard en février de l’année prochaine. En fait, nous nous attendons à ce que les Américains, au vu de la manière dont ils se préparent actuellement et de leurs discours, lancent une attaque militaire avant la fin de l’année », a-t-il déclaré. Cousin du roi Fayçal II d’Irak destitué en 1958, il a également estimé que l’opposition irakienne « reviendra à Bagdad dans les six prochains mois. Dieu le veut ». « Un sixième de la population a vécu en exil dans des sociétés démocratiques....
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