Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont tous répété qu’ils souhaitaient le retour des inspecteurs de l’Onu en Irak, mais les modalités de ce retour, et d’autres aspects de la politique irakienne vis-à-vis de la communauté internationale, ont été et sont encore sujets à débats. Ces différences ont été exposées de façon frappante lorsque la Chine, la Russie et la France se sont abstenues de voter la résolution 1 284, adoptée en décembre 1999, qui organise le régime d’inspections des arsenaux présumés de l’Irak et prévoit un mécanisme de levée de l’embargo. La Malaisie, qui siégeait alors au Conseil comme membre non permanent, s’était elle aussi abstenue. La résolution 1 284 stipule que si Bagdad coopère pleinement avec des inspecteurs en désarmement, le Conseil de sécurité suspendra par périodes renouvelables de 120 jours l’embargo économique en vigueur depuis 1990. Elle a supprimé la Commission spéciale de l’Onu pour le désarmement de l’Irak (Unscom), et établi à sa place un nouvel organisme de désarmement, la Commission de surveillance, de vérification et d’inspection des Nations unies (Unmovic). À l’époque, la France, la Chine et la Russie avaient estimé que le mécanisme de suspension des sanctions manquait de clarté et n’avait pas un effet incitatif sur l’Irak. Ces trois pays avaient alors demandé que soit précisé à l’Irak ce qu’il devait faire pour pleinement satisfaire l’Onu dans le domaine du désarmement, à quelle échéance seraient levées les sanctions et qui serait au contrôle de son pétrole pendant les périodes de suspension des sanctions. Dans le cadre actuel de la résolution 986, l’Irak peut exporter son pétrole pour se fournir en biens de consommation et en médicaments, mais les revenus sont gérés par le comité ds sanctions de l’Onu. Aujourd’hui, les divergences sur la 1 284 sont moins évidentes puisque la France notamment l’a admise comme cadre de référence de la mission des inspecteurs. Toutefois, les États-Unis ont exprimé le souhait de la voir renforcer, alors que les autres membres permanents s’y opposent. La résolution pétrole contre nourriture fait également l’objet de disputes au sein du Conseil de sécurité. Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont gelé des importations pour quelque cinq milliards de dollars parce que ces deux pays estiment qu’elles pourraient avoir un usage militaire. Les trois autres « permanents » ont obtenu que l’Irak acquiert des équipements pour maintenir en état son secteur pétrolier, mais ont échoué dans leur souhait d’admettre des investissements étrangers en Irak. Par contre, en mai, le Conseil a fait preuve d’unanimité en adoptant la résolution 1 409, qui remplace le système de contrôle des importations de l’Irak par une liste des produits ou matériels pouvant avoir un potentiel militaire. Mais en dépit des espoirs que tous les contrats en instance pourraient être honorés avant la mi-septembre, plus de quatre milliards de dollars sont encore bloqués par le comité des sanctions.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont tous répété qu’ils souhaitaient le retour des inspecteurs de l’Onu en Irak, mais les modalités de ce retour, et d’autres aspects de la politique irakienne vis-à-vis de la communauté internationale, ont été et sont encore sujets à débats. Ces différences ont été exposées de façon frappante lorsque la Chine, la Russie et la France se sont abstenues de voter la résolution 1 284, adoptée en décembre 1999, qui organise le régime d’inspections des arsenaux présumés de l’Irak et prévoit un mécanisme de levée de l’embargo. La Malaisie, qui siégeait alors au Conseil comme membre non permanent, s’était elle aussi abstenue. La résolution 1 284 stipule que si Bagdad coopère pleinement avec des inspecteurs en désarmement, le Conseil de sécurité...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.