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Guardiola, un « Barcelonais » sur la route du Real

Pour le milieu de l’AS Rome Josep Guardiola, le choc de ce soir en Ligue des champions de football face au Real Madrid aura un parfum particulier de « classique » espagnol : dans les années 90, le Catalan était le capitaine emblématique du FC Barcelone, « ennemi héréditaire » du club madrilène. « Je ne peux pas parler d’ennemi à propos du Real, c’était le fait de le rencontrer avec le Barça qui était un peu spécial », tempère « Pep » Guardiola, qui a rejoint la Roma à l’intersaison après un an à Brescia, et devrait être titulaire ce soir pour son premier match officiel sous le maillot giallorosso. « Mais de par ma culture, mon éducation, c’est forcément spécial, poursuit-il. Et c’est en tout cas un plaisir d’affronter le Real en Ligue des champions. » Un plaisir que le Catalan doit goûter à sa juste valeur, après une saison troublée. À l’été 2001, en fin de contrat avec le Barça, il quitte ce club, le seul qu’il ait connu jusqu’alors, pour tenter l’aventure à l’étranger. Il pense alors que sa réputation et l’absence d’indemnité de transfert peuvent lui permettre de prétendre rejoindre une grosse écurie. Mais il se retrouve au chômage et signe avec Brescia pour jouer régulièrement et espérer participer au Mondial. Puis à l’automne, à la surprise générale, « Pep » est contrôlé positif à la nandrolone à deux reprises. La sanction tombe : une suspension de quatre mois qui prend fin le 22 mars. Et comble de malchance, Guardiola se blesse au genou droit un mois avant le Mondial. De quoi inciter ce joueur de 31 ans à tourner la page Brescia, pour renouer enfin avec les joutes internationales. « Je me sentais très bien à Brescia. Mais j’ai décidé de partir à la Roma pour disputer la Ligue des champions. Les matchs internationaux me manquaient », a-t-il déclaré au journal italien La Gazzetta dello Sport. En outre, Guardiola est cette saison la seule recrue d’envergure d’une Roma qui mise sur la continuité et aura fort à faire pour rivaliser en championnat avec les grosses équipes du Nord, Milan AC, Inter Milan et Juventus Turin. Pour contrer le Real et sa pléiade de stars, Zidane, Raul et Figo en tête, l’élégant milieu offensif ne voit qu’un moyen : « Jouer à l’italienne, même si je n’ai pas l’intention de renoncer à ma propre manière de jouer. En tout cas, si je ne pensais pas qu’on peut les battre, je resterais à la maison ! » Et si, poliment, Guardiola admet que « le Real est un grand adversaire, qui vit une période faste », il n’oublie pas qu’il a été l’enfant chéri du Camp Nou et reste avant tout catalan. Lorsqu’on lui demande, sur le site Internet du Real, s’il pourrait un jour rejoindre le club madrilène, il répond, lapidaire : « Jamais je ne jouerai au Real. »
Pour le milieu de l’AS Rome Josep Guardiola, le choc de ce soir en Ligue des champions de football face au Real Madrid aura un parfum particulier de « classique » espagnol : dans les années 90, le Catalan était le capitaine emblématique du FC Barcelone, « ennemi héréditaire » du club madrilène. « Je ne peux pas parler d’ennemi à propos du Real, c’était le fait de le rencontrer avec le Barça qui était un peu spécial », tempère « Pep » Guardiola, qui a rejoint la Roma à l’intersaison après un an à Brescia, et devrait être titulaire ce soir pour son premier match officiel sous le maillot giallorosso. « Mais de par ma culture, mon éducation, c’est forcément spécial, poursuit-il. Et c’est en tout cas un plaisir d’affronter le Real en Ligue des champions. » Un plaisir que le Catalan doit goûter à sa...