Le Marocain Brahim Boulami clame toujours son innocence
le 16 septembre 2002 à 00h00
Le Marocain Brahim Boulami, contrôlé positif à l’érythropoïétine (EPO), a clamé à nouveau son innocence en mettant en doute samedi les résultats des analyses des deux échantillons, dans une déclaration diffusée par l’agence marocaine de presse MAP. « Je clame à nouveau mon innocence et je considère ma suspension, ne serait-ce qu’un jour, comme une atteinte à ma dignité et à la renommée de l’athlétisme marocain », a affirmé Boulami, détenteur du record du monde du 3 000 steeple. La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a indiqué vendredi que l’échantillon B du contrôle antidopage du Marocain Brahim Boulami a confirmé la présence d’EPO décelée dans l’échantillon A. L’analyse de ce deuxième échantillon, selon l’IAAF, a révélé des résultats « clairs et équivalents à ceux du premier échantillon » prélevé le 15 août, à la veille de la réunion de Zurich où le Marocain avait amélioré son record du monde en établissant un temps de 7 min 53 sec 17/100 (ancien record 7’55’’28). Faisant allusion aux responsables du laboratoire antidopage de Lausanne, l’athlète marocain s’est interrogé en déclarant: « Auront-ils la conscience tranquille si un athlète est injustement sanctionné sur la foi d’une incorrecte évaluation, surtout en matière d’EPO, alors que la méthode de dépistage fait l’objet d’une polémique sur le plan mondial ? » « Je suis prêt à défendre mon innocence devant la commission spécialisée de la Fédération royale marocaine d’athlétisme, la commission antidopage de l’IAAF et le cas échéant devant le Tribunal arbitral du sport qui relève du Comité international olympique », a ajouté Brahim Boulami. « Je défendrai mon innocence jusqu’à l’épuisement de toutes les procédures conférées par les règlements, et si besoin, recourir aux tribunaux », a martelé l’athlète âgé de 30 ans. Il risque une suspension d’au moins deux ans et l’invalidation de son record du monde établi à Zurich. Boulami reste toutefois optimiste en affirmant qu’il ne croit « pas que l’IAAF ait l’intention de me sanctionner sans preuve tangible ». » Je reste persuadé que toute décision n’interviendra qu’après une étude minutieuse et objective de mon dossier », a-t-il dit. Selon l’athlète marocain, les techniques actuelles de dépistage de l’EPO restent « peu fiables ». « Cette méthode, appliquée aujourd’hui, est jugée peu efficace, et elle est au centre d’une vive controverse entre les experts et au sein de certaines fédérations internationales, celles-ci contestant même la validité de cette technique », a estimé Boulami. Cette méthode « ne prend pas en considération certaines spécificités génétiques, climatiques et géographiques qui ont des incidences directes sur le potentiel physiologique et biochimique de l’homme et notamment chez l’athlète d’exception », a conclu Boulami.
Le Marocain Brahim Boulami, contrôlé positif à l’érythropoïétine (EPO), a clamé à nouveau son innocence en mettant en doute samedi les résultats des analyses des deux échantillons, dans une déclaration diffusée par l’agence marocaine de presse MAP. « Je clame à nouveau mon innocence et je considère ma suspension, ne serait-ce qu’un jour, comme une atteinte à ma dignité et à la renommée de l’athlétisme marocain », a affirmé Boulami, détenteur du record du monde du 3 000 steeple. La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a indiqué vendredi que l’échantillon B du contrôle antidopage du Marocain Brahim Boulami a confirmé la présence d’EPO décelée dans l’échantillon A. L’analyse de ce deuxième échantillon, selon l’IAAF, a révélé des résultats « clairs et équivalents à ceux...
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