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Actualités - Chronologie

Le Tadjikistan, un des grands gagnants de la chute des talibans

Plus d’ouverture et de stabilité politique, indices économiques améliorés, relations avec l’Occident : près d’un an après, le Tadjikistan est l’un des grands gagnants de l’opération antiterroriste en Afghanistan. Avant tout, « la menace potentielle de l’extrémisme musulman au Tadjikistan a fortement diminué à la suite de la chute du régime taliban et d’el-Qaëda en Afghanistan », se félicite le porte-parole du ministère tadjik des Affaires étrangères, Igor Sattarov. « Les autorités ont cru plus fermement à la stabilisation de la région. Le Tadjikistan y a vu une possibilité de se concentrer davantage sur ses problèmes internes, sociaux et économiques, une possibilité d’attirer des investissements étrangers », ajoute-t-il dans une déclaration. Pour le politologue tadjik Soukhrob Charipov, cette nouvelle confiance est liée à la présence occidentale dans la région. Les États-Unis « ont redécouvert l’Asie centrale », dit-il. « Le déploiement des forces américaines et alliées, quoi qu’on dise sur son caractère temporaire, est de nature à durer longtemps ». Par conséquent, « la Russie a cessé d’être l’unique force géostratégique en Asie centrale », observe Charipov, invoquant l’aide matérielle de la coalition antiterroriste aux pays de la région. Manifestation concrète de cet intérêt du monde extérieur pour le Tadjikistan : la France, la Grande-Bretagne et le Japon viennent d’ouvrir des ambassades à Douchanbé. Depuis février 2002, le Tadjikistan fait partie du Partenariat pour la paix de l’Otan. Par ailleurs, des soldats français et américains sont stationnés à Douchanbé, dont l’aéroport est utilisé par la coalition antitalibans pour ses vols vers l’Afghanistan. Il y a deux ans à peine, une telle évolution, alors que 20 000 soldats russes sont déployés en permanence au Tadjikistan, aurait paru relever de pure politique-fiction. Aujourd’hui, Douchanbé se réjouit de pouvoir développer ses relations avec l’Occident sans compliquer celles avec Moscou. Les critiques occidentales concernant les droits de l’homme, les libertés politiques et la situation des médias ont perdu de leur virulence. En même temps, la liberté a fait quelques pas en avant : les Tadjiks n’ont plus besoin d’un visa de sortie pour voyager à l’étranger, trois radios indépendantes coexistent avec les médias officiels et les prisons ne sont plus administrées par la police, mais par le ministère de la Justice. Alors que l’économie a repris le chemin de la croissance (+8,3 % au cours du premier semestre 2002) dans la plus pauvre des républiques ex-soviétiques, une évolution est également perceptible au sein du Parti de la renaissance islamique (ex-opposition armée durant la guerre civile qui déchira le pays de 1992 à 1997), plus ouvert désormais à la politique officielle de reconstruction nationale du pays. En revanche, la chute du régime taliban n’a pas réduit un des principaux fléaux de la région, le trafic de drogue en provenance d’Afghanistan. Les gardes-frontières russes, qui surveillent les quelque 1 300 km de frontière tadjike avec ce pays, déplorent avec conviction que « la situation ne se soit guère améliorée après le changement de pouvoir à Kaboul ». Trois tonnes de drogue afghane, dont deux tonnes d’héroïne, ont été saisies depuis le début de l’année au Tadjikistan, et 35 trafiquants en provenance d’Afghanistan ont été tués en tentant de passer la frontière. Et des islamistes du parti radical Hizbi Tahrir, comme ceux du Mouvement islamique de l’Ouzbékistan, sont toujours très actifs dans la région, malgré de nombreuses arrestations. Les prisonniers pourraient rester à Guantanamo plusieurs années Des centaines de prisonniers capturés par les forces américaines en Afghanistan pourraient rester plusieurs années détenus sur la base navale américaine de Guantanamo, à Cuba, a déclaré le commandant de la base. Le capitaine Bob Beuhn, commandant de la base où sont détenus 598 combattants présumés membres du réseau el-Qaëda ou talibans, a même évoqué la possibilité que certains passent une vingtaine d’années dans le camp Delta qui a été installé à la base, où ils sont retenus sans avoir été inculpés. Un planning sur 20 ans, en cours de préparation, n’évoque pas la question des détenus, a encore indiqué l’officier, qui a indiqué qu’on pouvait cependant « raisonnablement » penser que ce serait le cas. Considérés par Washington comme des « combattants illégaux », les détenus de Guantanamo relèvent d’un pouvoir discrétionnaire du président américain. À cet égard, ils ne peuvent revendiquer les droits des conventions de Genève sur les prisonniers de guerre et peuvent être tenus à l’écart des tribunaux indéfiniment. Plus de 5 600 personnes gagnent à la loterie de New York en jouant 9-1-1 Plus de 5 600 personnes ont gagné à la loterie de New York en jouant mercredi, journée anniversaire des attentats du 11 septembre (9/11 en anglais), les numéros gagnants 9-1-1, a indiqué l’administration de la loterie. Elles recevront environ 500 dollars chacune pour chaque dollar mis en jeu. Les chances de voir ces numéros sortir de la machine à air comprimé chargée de sélectionner les boules chiffrées étaient de 1 000 contre un. « C’était une coïncidence bizarre, mais il s’agissait d’un tirage au hasard comme tous les jours », a déclaré une porte-parole de la loterie de New York, qui a assuré que les chiffres n’avaient en aucun cas été manipulés. Moscou dément toute livraison illégale d’armes La Russie a démenti avoir livré des armes en violation des règles internationales, après les sanctions annoncées la veille par les États-Unis contre trois sociétés russes accusées d’avoir vendu des équipements militaires à des pays liés au terrorisme. La Russie respecte pleinement les règles instaurées par le Conseil de sécurité de l’Onu sur les livraisons d’armes, a déclaré le directeur général de l’Agence russe pour les armements conventionnels Alexandre Nozdratchev, cité par l’agence Itar-Tass. Il a souligné que les « listes noires » de pays élaborées d’une façon unilatérale par les Américains n’avaient pas de caractère obligatoire pour la Russie. La décision américaine est « une tentative d’écarter la concurrence des marchés où les entreprises russes ont des positions fortes », a-t-il affirmé.
Plus d’ouverture et de stabilité politique, indices économiques améliorés, relations avec l’Occident : près d’un an après, le Tadjikistan est l’un des grands gagnants de l’opération antiterroriste en Afghanistan. Avant tout, « la menace potentielle de l’extrémisme musulman au Tadjikistan a fortement diminué à la suite de la chute du régime taliban et d’el-Qaëda en Afghanistan », se félicite le porte-parole du ministère tadjik des Affaires étrangères, Igor Sattarov. « Les autorités ont cru plus fermement à la stabilisation de la région. Le Tadjikistan y a vu une possibilité de se concentrer davantage sur ses problèmes internes, sociaux et économiques, une possibilité d’attirer des investissements étrangers », ajoute-t-il dans une déclaration. Pour le politologue tadjik Soukhrob Charipov, cette...