Pas plus Williams-BMW que McLaren-Mercedes ne semble capable de remettre en cause la supériorité de Ferrari et de Michael Schumacher cette année dans le championnat du monde de Formule 1, alors que la saison touche à son terme. À l’aube du Grand Prix d’Italie, quinzième des dix-sept épreuves, cette fin de semaine à Monza, battre la Scuderia paraît plus que jamais un objectif difficile à atteindre, un véritable Everest. Notamment après l’impressionnante démonstration du pilote allemand de Ferrari il y a quinze jours en Belgique. Jusque-là, seuls Ralf Schumacher (Williams-BMW) en Malaisie, et David Coulthard (McLaren-Mercedes) à Monaco, sont parvenus à empêcher la Scuderia de réussir le grand chelem. Toutefois, si les rêves de conquête sont repoussés à plus tard, à 2003, voire 2004, personne ne veut désarmer. Chacun chez Williams, chez McLaren, attend de pouvoir battre Ferrari. Peut-être en Italie, d’ici à la fin de la saison, ou tout du moins l’année prochaine ? Le plus tôt possible espèrent en tout cas les deux rivales de Ferrari. « La Scuderia sera battue. Il n’y a pas de doute. Mais quand ? Cela est une autre question », dit Ron Dennis, patron de McLaren-Mercedes. « De légères modifications ne suffiront pas à nous hisser au niveau des Ferrari. Il va falloir travailler dur », reprend ce dernier. « Il nous faut une monoplace plus rapide d’une seconde au tour pour rivaliser avec les rouges l’an prochain. Sinon, ils se baladeront encore », avertit Coulthard. La révolte s’organise Adrian Newey, le directeur technique de McLaren, sera ainsi absent sur le terrain pour les derniers Grands Prix. Le motif ? « Avec son équipe d’ingénieurs, Adrian planche sur la voiture 2003 », révèle Ron Dennis. Certaines parties de cette toute nouvelle monoplace pourraient être testées en course rapidement. Notamment un nouveau train arrière, dont l’apparition est programmée aux États-Unis, à Indianapolis. Chez Williams également, personne ne se tourne les pouces. Gavin Fischer, le concepteur, en tête. Ici, on ne cache pas en effet que la future FW25 ne ressemblera en rien à sa devancière. Outre les désirs de « Sir Frank » de retrouver le chemin du succès, BMW met également la pression. Conscient de disposer d’un moteur performant, la puissance du V10 allemand étant estimée à près de 900 chevaux (comme le Ferrari), le constructeur bavarois est prêt à aider Williams dans plusieurs secteurs, dont la simulation et le calcul, pour se hisser au premier rang. Face à l’insolente suprématie de Ferrari, la révolte s’organise donc. Mais la tâche s’annonce d’autant plus gigantesque pour la concurrence que l’équipe italienne ne veut pas s’endormir sur ses nombreux lauriers. Ross Brawn a déjà averti : « La F2003 sera plus performante que la F2002. » De quoi inquiéter un peu plus les rivaux de l’orchestre rouge, tant la voiture de cette saison a démontré une compétitivité, une efficacité et une fiabilité de tout premier ordre. À moins d’un formidable retournement.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pas plus Williams-BMW que McLaren-Mercedes ne semble capable de remettre en cause la supériorité de Ferrari et de Michael Schumacher cette année dans le championnat du monde de Formule 1, alors que la saison touche à son terme. À l’aube du Grand Prix d’Italie, quinzième des dix-sept épreuves, cette fin de semaine à Monza, battre la Scuderia paraît plus que jamais un objectif difficile à atteindre, un véritable Everest. Notamment après l’impressionnante démonstration du pilote allemand de Ferrari il y a quinze jours en Belgique. Jusque-là, seuls Ralf Schumacher (Williams-BMW) en Malaisie, et David Coulthard (McLaren-Mercedes) à Monaco, sont parvenus à empêcher la Scuderia de réussir le grand chelem. Toutefois, si les rêves de conquête sont repoussés à plus tard, à 2003, voire 2004, personne ne veut désarmer....