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Actualités - Chronologie

Solidaire des États-Unis, l’UE fait toutefois entendre sa différence

Sous des formes très diverses, l’Europe a renouvelé hier sa solidarité avec les États-Unis à l’occasion du premier anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, tout en faisant entendre sa différence, en plaidant pour un « ordre international juste ». Dans une déclaration publiée à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement des Quinze ont solennellement promis de rester « aux côtés des États-Unis » dans la lutte contre le terrorisme. Au moment où leur position diverge de celle de Washington sur l’Irak, ils ont appelé à maintenir la « solidarité exceptionnelle » manifestée par la communauté internationale depuis les attentats du 11 septembre en encourageant notamment « le dialogue entre les cultures ». Au Parlement européen, les eurodéputés se sont levés pour observer une minute de silence mercredi à 14h46 (12h46 GMT), heure exacte du premier attentat de New York contre la tour nord du World Trade Center le 11 septembre 2001. Romano Prodi, le président de la Commission européenne, a souligné que « la lutte contre le terrorisme ne requiert (...) pas uniquement l’usage de la force ». De son côté, le président du Parlement européen, Pat Cox, a appelé à « un ordre international juste qui promeuve la démocratie, la paix et la prospérité pour tous, notamment au Proche-Orient ». La Grande-Bretagne, alliée de la première heure des États-Unis dans la guerre contre le terrorisme, a rendu des hommages émus aux victimes des attentats du 11 septembre, des mesures de sécurité exceptionnelles étant prises autour des principaux sites stratégiques. Une cérémonie en la cathédrale Saint-Paul, jonchée de pétales de rose, a eu lieu à Londres, en présence du Premier ministre Tony Blair, du prince Charles, l’héritier du trône, et son fils le prince Harry. En Russie, Vladimir Poutine, qui a appelé son homologue américain à poursuivre le rapprochement entre les deux pays lancé après le 11 septembre 2001, a été le premier chef d’État à exprimer sa sympathie à son homologue américain alors que les députés ont observé une minute de silence et que la sécurité était renforcée dans le pays. Le président russe a téléphoné à son homologue américain peu après minuit dans la nuit de mardi à mercredi, selon le Kremlin. Des services religieux ont également été célébrés dans des églises orthodoxes, des mosquées et des synagogues. En France, le président Jacques Chirac a affirmé la « solidarité » de la France avec le peuple américain dans sa lutte contre le terrorisme international et « les forces de haine », un an après les attentats du 11 septembre. M. Chirac s’exprimait au cours d’une brève cérémonie à la mémoire des quelque 3 000 victimes des attentats, qui s’est tenue dans les jardins de la résidence de l’ambassadeur américain en France, Howard Leach. À Rome, le pape Jean-Paul II a condamné les actes terroristes « cruels et barbares » commis l’an dernier aux États-Unis et a rendu hommage aux victimes devant plusieurs milliers de pèlerins réunis au Vatican. En Autriche, le président Thomas Klestil a présidé une cérémonie en présence du corps diplomatique et des corps constitués. En Espagne, une minute de silence a été observée par les coureurs du Tour d’Espagne cycliste avant le départ de la cinquième étape et près de 200 personnes se sont rassemblées à Madrid sur la place Colon pour rendre hommage aux victimes des attentats du 11 septembre 2001 et à « toutes les victimes du terrorisme ». Dans le centre de Pristina, chef-lieu du Kosovo, la province du sud de Serbie à majorité albanaise, plusieurs centaines de personnes réunies ont allumé des bougies et écrit des messages en mémoire des victimes des attentats de New York et de Washington.
Sous des formes très diverses, l’Europe a renouvelé hier sa solidarité avec les États-Unis à l’occasion du premier anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, tout en faisant entendre sa différence, en plaidant pour un « ordre international juste ». Dans une déclaration publiée à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement des Quinze ont solennellement promis de rester « aux côtés des États-Unis » dans la lutte contre le terrorisme. Au moment où leur position diverge de celle de Washington sur l’Irak, ils ont appelé à maintenir la « solidarité exceptionnelle » manifestée par la communauté internationale depuis les attentats du 11 septembre en encourageant notamment « le dialogue entre les cultures ». Au Parlement européen, les eurodéputés se sont levés pour observer une minute de silence...