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Prodi met en garde les USA contre une attaque unilatérale

Le président de la Commission européenne Romano Prodi a mis en garde les États-Unis contre une intervention militaire unilatérale contre l’Irak, dans un entretien accordé mardi à la radio privée de Lisbonne TSF. « Je pense que nous devons lutter contre le terrorisme, mais je ne crois pas qu’une guerre soit la solution, si elle n’a pas l’appui des Nations unies, du Conseil de sécurité » de l’Onu, a affirmé M. Prodi qui participe à Lisbonne à un congrès mondial d’économistes. « Le cas échéant, je crains que ne soit détruite la plus grande de toutes les conquêtes, la pièce maîtresse de la diplomatie américaine après le 11 septembre, c’est-à-dire l’alliance globale contre le terrorisme », a-t-il ajouté. Le président de la Commission européenne a reconnu par ailleurs qu’il existait « des opinions différentes » au sein de l’Union européenne concernant une éventuelle intervention militaire en Irak. « D’un côté, nous avons le Royaume-Uni, qui est en train de prêter toute la collaboration possible à une telle attaque, et de l’autre l’Allemagne et la France qui affichent de grandes réserves », a rappelé M. Prodi. Lors d’une rencontre séparée avec des journalistes, M. Prodi a en outre estimé que les « preuves » du danger que représente l’Irak ne pouvaient être apportées qu’« en envoyant des inspecteurs » en armement sur place. « Qu’est-ce qu’une guerre préventive minimum, jusqu’où peut-elle aller ? » s’est par ailleurs interrogé M. Prodi lors de cette rencontre.
Le président de la Commission européenne Romano Prodi a mis en garde les États-Unis contre une intervention militaire unilatérale contre l’Irak, dans un entretien accordé mardi à la radio privée de Lisbonne TSF. « Je pense que nous devons lutter contre le terrorisme, mais je ne crois pas qu’une guerre soit la solution, si elle n’a pas l’appui des Nations unies, du Conseil de sécurité » de l’Onu, a affirmé M. Prodi qui participe à Lisbonne à un congrès mondial d’économistes. « Le cas échéant, je crains que ne soit détruite la plus grande de toutes les conquêtes, la pièce maîtresse de la diplomatie américaine après le 11 septembre, c’est-à-dire l’alliance globale contre le terrorisme », a-t-il ajouté. Le président de la Commission européenne a reconnu par ailleurs qu’il existait « des...