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Actualités - Chronologie

Caucase L’Onu retourne en Tchétchénie

L’Onu a repris ses activités en Tchétchénie (Caucase russe) dévastée par la guerre, suspendues fin juillet après l’enlèvement d’une responsable d’une ONG russe, en expliquant sa décision par les besoins croissants d’aide humanitaire dans la république séparatiste. « La décision de reprendre les activités (en Tchétchénie) a été prise après de nombreuses consultations avec le gouvernement russe, la communauté médicale, les organisations non gouvernementales et la population sur les besoins de la république » caucasienne, a fait savoir lundi le bureau de l’Onu en Russie dans un communiqué. L’Onu avait suspendu ses activités humanitaires en Tchétchénie pour une durée indéterminée le 29 juillet, après l’enlèvement du chef de l’ONG russe Droujba, Nina Davydovitch, travaillant avec l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance). « Le besoin croissant d’aide humanitaire parmi la population civile en Tchétchénie est la principale raison du retour (de l’Onu) dans la région », souligne le communiqué. Les Nations unies sont « profondément préoccupées par la situation dans le Caucase du Nord et les risques pris par les travailleurs humanitaires », lit-on encore. Les autorités russes n’ont pas commenté dans l’immédiat la décision onusienne. Le programme onusien est l’un des plus efficaces en Tchétchénie, théâtre d’un nouveau conflit armé depuis l’entrée des forces de Moscou le 1er octobre 1999. La Tchétchénie est considérée comme l’une des zones les plus dangereuses pour les organisations d’assistance humanitaire. Avant de se retirer à la suite de ces enlèvements, l’Onu avait notamment une aide alimentaire à quelque 130 000 personnes en collaboration avec des ONG dans la région. Depuis octobre 1999, la guerre a fait officiellement 4 500 morts au sein des forces russes. Aucun bilan officiel des victimes civiles n’a jamais été fourni. Les estimations données par les défenseurs des droits de l’homme font état d’un nombre très important de victimes, mais restent très imprécises : entre « 10 000 morts » (Mémorial) et « 60 000 à 100 000 » (Comité tchétchène de salut national). Des bilans qui ne cessent en tout cas de s’alourdir, l’organisation de défense des droits de l’homme Mémorial ayant à cet égard annoncé lundi la découverte à la frontière tchétchéno-ingouche (Caucase russe) d’une fosse commune, contenant quinze corps d’habitants tchétchènes, dont sept au moins arrêtés en mai dernier par les forces russes.
L’Onu a repris ses activités en Tchétchénie (Caucase russe) dévastée par la guerre, suspendues fin juillet après l’enlèvement d’une responsable d’une ONG russe, en expliquant sa décision par les besoins croissants d’aide humanitaire dans la république séparatiste. « La décision de reprendre les activités (en Tchétchénie) a été prise après de nombreuses consultations avec le gouvernement russe, la communauté médicale, les organisations non gouvernementales et la population sur les besoins de la république » caucasienne, a fait savoir lundi le bureau de l’Onu en Russie dans un communiqué. L’Onu avait suspendu ses activités humanitaires en Tchétchénie pour une durée indéterminée le 29 juillet, après l’enlèvement du chef de l’ONG russe Droujba, Nina Davydovitch, travaillant avec l’Unicef...