Élections allemandes Schröder et Stoiber au coude-à-coude
le 10 septembre 2002 à 00h00
Si le chancelier allemand Gerhard Schröder est sorti vainqueur du duel télévisé avec son rival conservateur Edmund Stoiber, les deux candidats restent toutefois au coude-à-coude pour les élections législatives du 22 septembre. Cette victoire permettra peut-être « à Schröder et aux sociaux-démocrates de compenser les mauvais chiffres de l’emploi parus la semaine dernière mais je ne pense pas qu’elle décidera des résultats des élections », a expliqué Klaus-Peter Schöppner, directeur de l’institut de sondage Emnid. Traditionnellement brillant devant les médias, Schröder a retrouvé toutes ses aptitudes dimanche soir face à Stoiber, plus terne et moins télégénique, deux semaines après un premier duel, fade, qui n’avait pas permis de distinguer véritablement les deux hommes. Sur les chaînes publiques ZDF et ARD, le chancelier a su parer les attaques de son rival sur l’économie et sur l’Irak en mêlant esprit et agressivité. Et les sondages express réalisés à l’issue de l’émission l’ont donné vainqueur de cet affrontement. Mais au dire des instituts de sondages, fonder des pronostics électoraux sur ce duel est hasardeux, car Schröder est un meilleur tribun que Stoiber, et parce qu’en Allemagne, on vote davantage pour un parti que pour un homme. Or le bilan économique des sociaux-démocrates est faible. Quatre millions d’Allemands sont au chômage. Et la croissance s’est à tel point ralentie que le déficit budgétaire du pays pourrait dépasser la limite autorisée par l’Union européenne. « Schröder a amélioré sa position, mais il ne faut pas donner trop d’importance à ce débat », a expliqué Frank Decker, chercheur en sciences politiques à l’Université de Bonn. Les Verts restant distancés par les libéraux, partenaires possibles de Stoiber en cas de victoire, la coalition rouge-Verts des sociaux-démocrates est toujours en retrait par rapport à l’alliance autour des conservateurs. Alors que les divergences politiques entre les deux candidats ne sont pas fondamentales, la campagne semble ne plus se résumer qu’à un choix de personnes : le chaleureux Schröder ou l’austère Stoiber. Stoiber a un moment tenté de se moquer du gouvernement Schröder, en répondant : « Je ne veux pas nommer un gouvernement fantôme puisque l’Allemagne en a déjà un. » Le chancelier s’est contenté d’un « votre gouvernement ne verra jamais la lumière du jour ».
Si le chancelier allemand Gerhard Schröder est sorti vainqueur du duel télévisé avec son rival conservateur Edmund Stoiber, les deux candidats restent toutefois au coude-à-coude pour les élections législatives du 22 septembre. Cette victoire permettra peut-être « à Schröder et aux sociaux-démocrates de compenser les mauvais chiffres de l’emploi parus la semaine dernière mais je ne pense pas qu’elle décidera des résultats des élections », a expliqué Klaus-Peter Schöppner, directeur de l’institut de sondage Emnid. Traditionnellement brillant devant les médias, Schröder a retrouvé toutes ses aptitudes dimanche soir face à Stoiber, plus terne et moins télégénique, deux semaines après un premier duel, fade, qui n’avait pas permis de distinguer véritablement les deux hommes. Sur les chaînes publiques ZDF et...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.