Une exposition consacrée à Van Gogh et à la peinture impressionniste, organisée dans la modeste ville de Trévise, à 30 kilomètres au nord de Venise, affiche presque complet un mois avant son ouverture. Le standard téléphonique mis en place pour réserver les billets croule sous les appels et, à ce jour, 115 000 demandes de réservations ont été enregistrées, précise l’un des organisateurs, Davide Martinelli. «La demande est venue d’abord des écoles et des associations puis des particuliers», explique-t-il. Aujourd’hui, tous les billets pour des visites en groupes durant les week-ends sont épuisés. L’exposition débute le 9 novembre pour normalement se conclure le 30 mars 2003, mais l’affluence pourrait inciter les organisateurs à jouer les prolongations. Le succès immédiat de l’opération indique que la peinture impressionniste conserve une cote très élevée auprès du grand public. Mais c’est aussi un tour de force pour une ville moyenne comme Trévise qui n’a jamais été un grand centre d’attraction touristique et culturelle contrairement à ses voisines et rivales Venise et Vérone. Pourtant, au long de ces dernières années, cette cité de 85 000 habitants a su se bâtir une jolie réputation en matière de peinture, parvenant notamment l’an passé à attirer près d’un demi-million de personnes pour une exposition consacrée à Monet. Sur le papier, la nouvelle exposition intitulée «L’impressionnisme et l’époque de Van Gogh» a effectivement de quoi attirer. 160 œuvres y sont rassemblées dont une cinquantaine signées par le maître néerlandais. Parmi celles-ci, de nombreux chefs-d’œuvre, au premier rang desquels Le Semeur, une toile de Van Gogh prêtée par la Fondation Buehrle de Zurich, très rarement exposée ailleurs. «C’est une œuvre qui, à elle seule, vaut le voyage à Trévise», s’enflamme Marco Goldin, historien d’art et conservateur de l’exposition. Les toiles viennent de musées et collections éparpillés sur les cinq continents. Les contributions les plus importantes proviennent du Musée Van Gogh d’Amsterdam et du Musée d’Orsay de Paris. Mais d’importantes œuvres sont aussi parvenues du Musée d’art de Sao Paolo (Brésil) et de grandes collections nord-américaines. Dans la Casa dei Carraresi, antique palais appartenant à la ville de Trévise où se tiendra l’exposition, Van Gogh sera entouré du gratin de la peinture de son époque: Manet, Monet, Cézanne, Renoir, Pissarro, Sisley, Degas, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Seurat et d’autres. Un chiffre suffit à résumer la valeur de l’opération: les œuvres ont été assurées pour une valeur totale d’un milliard d’euros.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une exposition consacrée à Van Gogh et à la peinture impressionniste, organisée dans la modeste ville de Trévise, à 30 kilomètres au nord de Venise, affiche presque complet un mois avant son ouverture. Le standard téléphonique mis en place pour réserver les billets croule sous les appels et, à ce jour, 115 000 demandes de réservations ont été enregistrées, précise l’un des organisateurs, Davide Martinelli. «La demande est venue d’abord des écoles et des associations puis des particuliers», explique-t-il. Aujourd’hui, tous les billets pour des visites en groupes durant les week-ends sont épuisés. L’exposition débute le 9 novembre pour normalement se conclure le 30 mars 2003, mais l’affluence pourrait inciter les organisateurs à jouer les prolongations. Le succès immédiat de l’opération indique que...