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Universités Une visioconférence pour mieux comprendre la diversité du monde francophone (photo)

Nous recevons d’un groupe d’étudiants en première année de la faculté de médecine de l’Université Saint-Joseph les indications suivantes concernant la visioconférence interactive organisée le 29 août dernier entre les étudiants de l’USJ et des cadres universitaires français présents à la Corderie Royale, à rochefort, en France (voir L’Orient-Le Jour du 3 septembre). Dans le cadre de leurs travaux de recherche sur leurs origines, leur identité, la cité où ils vivent... les étudiants de première année de la faculté de médecine de l’Université Saint-Joseph ont pu dégager les caractères de la diversité libanaise ouverte au monde, en perpétuelle reconstruction. Durant l’année universitaire écoulée, ils ont voulu trouver, dans la langue, la culture, les modes de vie et la religion, les éléments d’un patrimoine commun. Le patrimoine c’est en effet ce qui relie un peuple à un territoire, à une histoire commune, à la succession des civilisations passées dont il accepte plus ou moins consciemment l’héritage comme élément de son identité. Pour définir ce patrimoine commun, les enquêtes ont donné lieu à des montages vidéos et à des diaporamas de sorte à rendre compte des sites, des figures, des symboles qui construisent un héritage issu du brassage des peuples de passage sur la terre du Liban. La synthèse des travaux réalisés sous la supervision du professeur Jacques Beauchard, la collaboration de Mlle Tamina Élias et l’aide technique de M. Nagi Ghorra fut exposée le 29 août lors d’une visioconférence interactive entre les étudiants de l’USJ au Berytech (Beyrouth) et l’assistance présente à la Corderie Royale (Rochefort - France). Cet échange s’inscrit dans le cadre de l’université d’été de la prospective territoriale (troisième du genre) qui fut fondée par le Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, alors qu’il était encore président de la région Poitou-Charentes, dans l’optique de la mise en valeur de la réflexion sur l’importance du patrimoine territorial. L’échange fut animé par Tamina Élias qui, à partir de Rochefort, donna la parole successivement à Hala Rami et Rodolphe Taby qui présentèrent la corniche de Aïn el-Mreïssé, lieu de manifestation de la foule ; Ralph Abi Hachem et Ziad Khoueir pour présenter le secteur de Wadi Abou Jmil qui résiste à la modernité aveugle ; Dina Maddah pour la rue Monnot où la nuit transforme les frontières en mitoyennetés ; Jean Pierre Khoury pour l’hippodrome de Beyrouth, expression d’un patrimoine populaire de la société libanaise et enfin Michèle Élias pour parler du mezzé, art culinaire mémoire de la Méditerranée, savoir-faire du partage et culture du don. En fin de visioconférence, un court-métrage, réalisé par les étudiants et consacré au centre-ville et à son histoire, a mis en évidence la recherche incessante et parfois difficile d’un patrimoine commun à la mosaïque libanaise. Le témoignage ainsi porté par les étudiants libanais a suscité un intérêt certain parmi l’assistance à Rochefort. La mosaïque libanaise et son génie ne peut-elle pas inspirer la mosaïque territoriale française ? Et, plus largement, ne peut-elle pas être une amorce pour l’étude de la diversité du monde francophone ? C’est sur cette note d’ouverture que le doyen Pierre Farah a clôturé la séance en remerciant tous ceux qui ont participé à ce projet.
Nous recevons d’un groupe d’étudiants en première année de la faculté de médecine de l’Université Saint-Joseph les indications suivantes concernant la visioconférence interactive organisée le 29 août dernier entre les étudiants de l’USJ et des cadres universitaires français présents à la Corderie Royale, à rochefort, en France (voir L’Orient-Le Jour du 3 septembre). Dans le cadre de leurs travaux de recherche sur leurs origines, leur identité, la cité où ils vivent... les étudiants de première année de la faculté de médecine de l’Université Saint-Joseph ont pu dégager les caractères de la diversité libanaise ouverte au monde, en perpétuelle reconstruction. Durant l’année universitaire écoulée, ils ont voulu trouver, dans la langue, la culture, les modes de vie et la religion, les éléments...