L’euro a fortement progressé face au dollar sur les marchés des changes internationaux, se rapprochant pour la première fois depuis le 27 juillet dernier du seuil de la parité, alors que le billet vert se repliait après la publication de statistiques américaines fort décevantes. Il a ainsi souffert du maintien de l’indice composite d’activité du secteur manufacturier aux États-Unis (ISM) à 50,5 pts en août, alors qu’on s’attendait à une hausse à 51,8 pts. Plus inquiétant encore, le sous-indice des entrées de commandes à l’industrie est tombé sous la barre des 50 pts à 49,7 pts. Ces chiffres, qui indiquent que la reprise de l’économie ne devrait pas être tirée par l’activité manufacturière, ont été aggravés par une autre mauvaise nouvelle : le nombre des licenciements annoncés par les entreprises américaines a bondi de 46 % en août à 118 067, soulevant la question de l’affaiblissement de croissance de l’économie américaine. Les opérateurs ont commencé donc de voir mal le dollar se reprendre dans ce contexte inquiétant, estimant devoir se positionner sur d’autres monnaies par précaution, en attendant la publication de nouveaux indicateurs, notamment, après-demain, les chiffres du chômage américain en août. Cela d’autant qu’à la veille du premier anniversaire du 11 septembre, il y a des inquiétudes aussi sur une menace terroriste conjuguées à des rumeurs sur une intervention américaine en Irak. L’érosion de la confiance des investisseurs a donc alimenté les spéculations à la baisse du dollar qui s’est finalement négocié à New York à 0,9970 pour un euro contre 0,9845 la veille à Londres, à 1,5635 pour un sterling contre 1,5495, à 1,4710 FS contre 1,4940 et à 117,05 yens contre 118,05. Plongeon des Bourses mondiales après mauvais chiffres US En Bourse, la rentrée s’est mal passée sur les marchés américains des valeurs mobilières au lendemain du Labor Day, les investisseurs revenus des vacances ayant été confrontés à des préoccupations sur l’économie et des perspectives inquiétantes pour les sociétés aux États-Unis. La chute de Tokyo à son plus bas depuis 19 ans et l’effritement des places européennes ont pesé sur la tendance. Il en est de même des pertes d’IBM, qui s’apprête à supprimer 4 000 nouveaux emplois après 15 613 emplois déjà supprimés, et d’Intel qui pourrait réviser à la baisse ses prévisions de chiffre d’affaires pour le 3e trimestre. Cela étant et compte tenu des grosses inquiétudes géopolitiques, Wall Street a finalement cédé 4,1 % et le Nasdaq 3,88 %. Même phénomène sur l’autre côté de l’Atlantique où les Bourses européennes, qui avaient déjà mal amorcé la rentrée lundi, ont plongé hier après les mauvaises statistiques américaines qui n’ont fait qu’augmenter les inquiétudes qui pèsent sur la santé économique du globe. Tous les secteurs ont été touchés, des cycliques aux technologiques, dans un marché morose. À Beyrouth, la livre continuait à avoir le vent en poupe avec comme corollaire l’abondance de l’offre en dollar, permettant à la BDL de l’acheter au taux du marché, entre 1 512 et 1 512,25 LL, soit à un niveau toujours supérieur au taux moyen indicatif fixé par elle à 1 507,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, c’est l’inverse de la veille avec le recul de 10 000 actions C de la Byblos Bank de 1 8/32 à 1 5/32 $, le maintien de 7 502 actions B de Solidere à 5 $ et de 5 812 certificats GDR de la Blom Bank à 17 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a fortement progressé face au dollar sur les marchés des changes internationaux, se rapprochant pour la première fois depuis le 27 juillet dernier du seuil de la parité, alors que le billet vert se repliait après la publication de statistiques américaines fort décevantes. Il a ainsi souffert du maintien de l’indice composite d’activité du secteur manufacturier aux États-Unis (ISM) à 50,5 pts en août, alors qu’on s’attendait à une hausse à 51,8 pts. Plus inquiétant encore, le sous-indice des entrées de commandes à l’industrie est tombé sous la barre des 50 pts à 49,7 pts. Ces chiffres, qui indiquent que la reprise de l’économie ne devrait pas être tirée par l’activité manufacturière, ont été aggravés par une autre mauvaise nouvelle : le nombre des licenciements annoncés par les entreprises...