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La « dianamania » n’est plus

La « dianamania » n’est plus ce qu’elle était, cinq ans après la mort de la princesse de Galles, mais les Britanniques en ont été quelque peu transformés – pour combien de temps ?... Certains Britanniques considèrent la mort de Diana comme « l’événement historique le plus significatif de leur pays au XXe siècle », devant la Seconde Guerre mondiale, selon un récent sondage. De l’avis des historiens, ce résultat montre simplement que la majorité des Britanniques accordent plus d’importance aux événements qu’ils ont personnellement vécus qu’à ceux datant de 50 ans ou plus. Les derniers 31 août sont passés inaperçus au Royaume-Uni. Aucun membre de la famille royale n’a assisté le 30 juin 2000 à l’inauguration d’une aire de jeux dédiée à Diana dans les jardins du palais de Kensington, son ancienne demeure. Un projet plus ambitieux, la construction d’une fontaine à Hyde Park, dans le centre de Londres, n’a toujours pas vu le jour. La ministre de la Culture, Tessa Jowell, a dû intervenir pour que l’architecte américaine Kathryn Gustafson soit choisie après des mois de tergiversation. Mme Jowell a promis que le monument serait prêt pour le 31 août 2003. Mais si l’absence de commémorations publiques choque le cercle d’amis intimes de Diana, les Britanniques semblent avoir tourné la page. Le phénomène William Le temps où une photographie de Diana en une d’un journal se traduisait par un doublement des ventes d’exemplaires est révolu. Loin de faire scandale, le livre de l’un des gardes du corps de la princesse, Ken Wharfe, dont les « révélations » sont publiées chaque dimanche par le Sunday Times, n’a posé qu’une question anecdotique : faut-il réformer le code de conduite des gardes du corps de la famille royale ? Le Fonds Diana, qui vend sur l’Internet toutes sortes de produits inspirés de la princesse, affirme avoir fait des donations à des œuvres de charité pour 47 millions de livres (73,4 millions d’euros) depuis 1997, mais on n’entend pas beaucoup parler de lui. Althorp, la maison d’enfance de Diana où elle est enterrée, est toujours un lieu de pèlerinage. Mais chez ceux qui s’y rendent du 1er juillet au 30 août chaque année (140 000 en 1998, 120 000 en moyenne depuis l’an 2000), l’émotion des premiers jours est passée. En revanche, en n’ayant pas peur d’exprimer spontanément ses sentiments, en s’écartant du protocole pour prendre quelqu’un dans ses bras, Diana a sans doute transformé durablement les Britanniques. « Cette compassion dont elle était capable envers les gens qui souffrent semblait passer comme un courant électrique », se rappelle l’ancien rédacteur en chef du Daily Telegraph, William Francis Deedes. D’habitude si réservés, les Britanniques ont crié au monde leur douleur après le 31 août 1997, couvrant de bouquets les jardins de Kensington Palace et signant des livres de condoléances à travers le pays. Quand, le 17 août dernier, les Britanniques ont commencé à affluer par milliers à Soham, près de Cambridge, où les corps des écolières Holly Wells et Jessica Chapman venaient d’être retrouvés, la presse y a vu une répétition du « phénomène Diana ». Diana a bouleversé même « la façon dont la famille royale exprime son émotion », déclare à l’AFP l’un des biographes de la reine Élisabeth, Robert Lassey. « Elle l’a rendue plus humaine », dit-il en référence aux funérailles de la reine-mère en avril. Pour Robert Lassey, la « dianamania » « s’est réincarnée en William, dans sa façon de parler qui rappelle sa mère ». William, 20 ans, permet aux Britanniques de se réconcilier avec le prince Charles, un temps accusé des malheurs de Diana. « Comme si le conte de fées avait finalement survécu, dit-il, pour devenir réalité grâce à la génération suivante. »
La « dianamania » n’est plus ce qu’elle était, cinq ans après la mort de la princesse de Galles, mais les Britanniques en ont été quelque peu transformés – pour combien de temps ?... Certains Britanniques considèrent la mort de Diana comme « l’événement historique le plus significatif de leur pays au XXe siècle », devant la Seconde Guerre mondiale, selon un récent sondage. De l’avis des historiens, ce résultat montre simplement que la majorité des Britanniques accordent plus d’importance aux événements qu’ils ont personnellement vécus qu’à ceux datant de 50 ans ou plus. Les derniers 31 août sont passés inaperçus au Royaume-Uni. Aucun membre de la famille royale n’a assisté le 30 juin 2000 à l’inauguration d’une aire de jeux dédiée à Diana dans les jardins du palais de Kensington, son...