Une série de petites explosions au cours des dix derniers jours, la dernière dimanche soir près de l’hôtel où loge une partie du personnel des Nations unies, maintiennent Kaboul dans un climat de tension. Au cours des dix derniers jours, il y a eu « cinq explosions significatives », indiquait hier le porte-parole de la Force internationale d’assistance pour la sécurité en Afghanistan (Isaf), le commandant Steve Odell. Un engin avait été lancé contre le ministère des Communications, un autre avait explosé près du cinéma de Kaboul. Ces engins explosifs « ne sont pas conçus pour blesser ou faire d’importants dégâts », a-t-il expliqué, « plus pour faire du bruit, car ils sont constitués d’une très petite quantité d’explosifs et placés dans des lieux peu fréquentés », a-t-il précisé. Toutefois dimanche soir, vers 20h00 heure locale, deux personnes ont été blessées par l’engin qui était placé dans une poubelle près de la résidence des Nations unies, protégée par de hauts murs d’enceinte, dans le quartier central de Shar-i-Naw. Une deuxième explosion, aussi de faible intensité, a eu lieu plus tard dans la nuit, non loin de l’hôtel Intercontinental, a indiqué le porte-parole. « Elle a eu lieu entre deux immeubles inoccupés et n’a pas fait victime », a-t-il dit, en précisant qu’il ne savait pas si elle était d’origine criminelle. Kaboul vit sur le qui-vive, réagissant nerveusement aux bruits quotidiens d’explosion, en tentant de distinguer celles dues à des attentats, de celles dues au déminage effectué dans les collines ou aux simples accidents de bouteilles de gaz. Le porte-parole de l’Isaf a d’ailleurs fait part des inquiétudes des autorités en matière de sécurité en raison « des grandes quantités de matière explosive disponibles à Kaboul ». Samedi, des conteneurs de produits chimiques avaient été découverts dans une maison du centre-ville. L’Isaf a appelé à la vigilance, en assurant que les fouilles continuaient dans la ville et qu’elle avait « un haut degré de confiance dans la police locale ». Les enquêtes en cours n’ont pour l’instant pas conduit à des arrestations. Pour ajouter à cette tension, les services de sécurité afghans avaient présenté, il y a deux semaines, une voiture bourrée d’explosifs destinés à un attentat de grande envergure. Le véhicule avait été saisi le 29 juillet en plein Kaboul et les autorités afghanes avaient annoncé le lendemain avoir déjoué un complot visant le président afghan Hamid Karzaï ou l’un de ses ministres. Les services de sécurité afghans ont aussi annoncé la découverte d’un camion de bouteilles de gaz piégées. En province également, les inquiétudes se sont multipliées après des incidents touchant des représentations des agences des Nations unies ou des organisations non gouvernementales. Plusieurs d’entre elles ont ainsi décidé d’éviter les voyages par route. Récemment, une grenade a été lancée contre les locaux de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) à Kandahar (Sud) et le bureau du Haut Commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR) a été l’objet d’un cambriolage à main armée à Ghazni (centre). Depuis, la sécurité a été renforcée autour des locaux des Nations unies dans le pays.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une série de petites explosions au cours des dix derniers jours, la dernière dimanche soir près de l’hôtel où loge une partie du personnel des Nations unies, maintiennent Kaboul dans un climat de tension. Au cours des dix derniers jours, il y a eu « cinq explosions significatives », indiquait hier le porte-parole de la Force internationale d’assistance pour la sécurité en Afghanistan (Isaf), le commandant Steve Odell. Un engin avait été lancé contre le ministère des Communications, un autre avait explosé près du cinéma de Kaboul. Ces engins explosifs « ne sont pas conçus pour blesser ou faire d’importants dégâts », a-t-il expliqué, « plus pour faire du bruit, car ils sont constitués d’une très petite quantité d’explosifs et placés dans des lieux peu fréquentés », a-t-il précisé. Toutefois...