Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Une atteinte à la souveraineté du Liban, affirme Berry

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a dénoncé hier l’expulsion par les États-Unis de l’enseignant palestinien Mazen Najjar, en raison de ses liens présumés avec le Jihad islamique en Palestine, estimant qu’elle portait atteinte à la souveraineté du Liban. « Cette opération est pour le moins une infiltration et une violation du principe de la souveraineté nationale », a déclaré M. Berry à la presse. Le chef de l’Assemblée a réclamé une « action immédiate » du ministère des Affaires étrangères, qui devrait, selon lui, convoquer l’ambassadeur des États-Unis, Vincent Battle, et « l’informer que le Liban refuse et condamne cette opération ». « Le Liban est-il désormais une terre ouverte à tous pour qu’un avion officiel américain – du moment que l’appareil était loué par le département US de l’immigration – prenne d’assaut l’Aéroport international de Beyrouth, se pose sur le tarmac et jette sa cargaison comme si de rien n’était ? » s’est interrogé M. Berry. Il a en outre réclamé des « éclaircissements » aux services administratifs de l’aéroport, qui ont « traité cette affaire à portée politique sans l’assentiment du gouvernement ». « S’ils en ignoraient la portée, comment ont-ils autorisé l’appareil à se poser puis décoller après avoir déposé l’expulsé palestinien sur la terre libanaise ? » s’est demandé M. Berry. De son côté, la direction générale de l’aviation civile a publié hier une mise au point dans laquelle elle dément les rumeurs selon lesquelles M. Najjar a été relâché « de force » à l’AIB par les membres des services de sécurité américains qui l’accompagnaient, « sans autorisation préalable qui permette à l’avion privé de se poser sur la piste ». Quant à l’avion privé à bord duquel il était arrivé, « il avait obtenu une autorisation préalable auprès des services compétents avant de se poser, conformément aux lois et règlements en vigueur », ajoute le communiqué. Venant de Rome où il avait fait escale, l’avion est arrivé à Beyrouth pour repartir en direction de Rome. La direction générale de l’aviation civile a en outre exhorté les médias « à faire preuve d’objectivité et à s’enquérir de toute information concernant l’AIB », indique le communiqué. Pour sa part, le ministère des Affaires étrangères a entamé hier des contacts afin d’éclaicir les circonstances qui ont entouré cette affaire. Le chef de la diplomatie, Mahmoud Hammoud, s’est entretenu hier avec le directeur de l’aviation civile, Hamdi Chawk, en présence du président de l’Organisation internationale de l’aviation civile, Assaad Koteit. M. Chawk a promis de mettre le ministre au courant des résultats de son enquêe dans les heures à venir, afin de permettre au palais Bustros de prendre les mesures adéquates, à la lumière de la requête formulée par M. Berry à ce sujet.
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a dénoncé hier l’expulsion par les États-Unis de l’enseignant palestinien Mazen Najjar, en raison de ses liens présumés avec le Jihad islamique en Palestine, estimant qu’elle portait atteinte à la souveraineté du Liban. « Cette opération est pour le moins une infiltration et une violation du principe de la souveraineté nationale », a déclaré M. Berry à la presse. Le chef de l’Assemblée a réclamé une « action immédiate » du ministère des Affaires étrangères, qui devrait, selon lui, convoquer l’ambassadeur des États-Unis, Vincent Battle, et « l’informer que le Liban refuse et condamne cette opération ». « Le Liban est-il désormais une terre ouverte à tous pour qu’un avion officiel américain – du moment que l’appareil était loué par le...