Rechercher
Rechercher

Actualités

Le gouvernement italien se pose en médiateur entre clubs et télévisions

Le gouvernement italien a décidé de se poser en médiateur entre la Ligue des clubs de football professionnels, présidée par Adriano Galliani, vice-président du Milan AC, et les chaînes de télévision afin de sortir le Calcio de la crise ouverte sur les droits de retransmission cryptés et en clair. Certains présidents de club, comme Antonio Giraudo, administrateur-délégué de la Juventus de Turin, ont demandé au gouvernement de décréter l’état d’urgence dans le football national afin de bénéficier de « certains rabais dans le paiement d’impôts » et « d’étalement des paiements en plusieurs fois ». Le président de l’AS Rome, Franco Sensi, a émis pour sa part l’idée que les « grands » clubs déjà pourvus d’un juteux contrat reversent un certain pourcentage pour aider les équipes privées de la manne télévisée. Pour sa part, le ministre des Biens culturels, chargé des Sports, Giuliano Urbani, a fait connaître le refus catégorique de toute aide financière gouvernementale aux clubs. « Avec tous les problèmes que connaît le pays, il n’y a pas le temps de venir aux secours des privilégiés du ballon rond », a estimé le ministre. Rencontre capitale le 30 août Mais, M. Urbani s’est aussi posé en médiateur. Il rencontrera le 30 août le président Galliani pour étudier des solutions et éviter le naufrage du Calcio dont le début de saison a déjà été reporté du 1er au 15 septembre, du jamais vu. La tâche ne s’annonce pas facile, d’autant qu’au sein même de la coalition de droite au pouvoir, la Ligue du Nord d’Umberto Bossi, le numéro trois du gouvernement, se montre intransigeante. « Le gouvernement doit répondre “non” aux sollicitations d’aide économique des clubs. Ce serait comme donner de l’alcool à un alcoolique », a expliqué le vice-président du Sénat, Roberto Caldiroli. Même son de cloche chez le ministre de la Santé, Girolamo Sirchia. « Il convient de revoir à la baisse les dépenses du football en tenant compte du fait que nombre de vieillards n’ont pas d’argent pour vivre », a-t-il commenté. Grâce au report, les huit « petits » clubs encore sans contrat avec les télévisions payantes Stream et Tele Piu, bénéficient d’un délai supplémentaire pour relancer les négociations. Ils tenteront de trouver un terrain d’entente entre leur demande de 10 millions d’euros et l’offre des deux réseaux privés qui varie entre 4 et 4,5 millions d’euros. Un produit faussé À ce problème, s’ajoute celui de la chaîne publique RAI. Elle a offert 45 millions d’euros pour la retransmission en différé et en clair des résumés des 5 matches du dimanche, les autres étant disputés le samedi soir et le dimanche soir. La Ligue réclame quant à elle 88,8 millions d’euros. « Nous ne céderons pas au chantage », a affirmé, dans une interview au quotidien français Le Figaro, le directeur général de la RAI, Agostino Saccà. Il s’est déclaré convaincu que « la marge de négociation est minime » et prêt à se contenter des huit minutes d’images octroyées par le droit à l’information. « Si la Ligue s’obstine à maintenir son prix, nous nous passerons du foot et nous l’expliquerons aux Italiens qui le comprendront très bien, j’en suis sûr », a-t-il déclaré, fort des 83 % d’Italiens qui, selon un récent sondage, jugent que les coûts du football sont trop élevés. Pour ne pas priver les Italiens de leur spectacle préféré du dimanche après-midi, même en partie tronqué, le directeur des sports de la chaîne publique, Paolo Francia, prépare tout de même une offre qui pourrait permettre de débloquer la situation avant la date fatidique du 15 septembre. Il est prêt à mettre sur la balance une somme de 165 millions d’euros sur trois ans, avec trois traites respectivement de 52, 55 et 58 millions d’euros. Cette proposition suffira-t-elle à contenter toutes les parties ? Il s’agit en tout cas de la plus sérieuse présentée pour l’instant, susceptible de sauver les émissions de foot dominicales de la Berezina.
Le gouvernement italien a décidé de se poser en médiateur entre la Ligue des clubs de football professionnels, présidée par Adriano Galliani, vice-président du Milan AC, et les chaînes de télévision afin de sortir le Calcio de la crise ouverte sur les droits de retransmission cryptés et en clair. Certains présidents de club, comme Antonio Giraudo, administrateur-délégué de la Juventus de Turin, ont demandé au gouvernement de décréter l’état d’urgence dans le football national afin de bénéficier de « certains rabais dans le paiement d’impôts » et « d’étalement des paiements en plusieurs fois ». Le président de l’AS Rome, Franco Sensi, a émis pour sa part l’idée que les « grands » clubs déjà pourvus d’un juteux contrat reversent un certain pourcentage pour aider les équipes privées de la...