Le ministre de la Défense israélien Binyamin Ben Eliezer s’est montré confiant hier à propos de son plan de retrait de zones autonomes palestiniennes, alors que les Palestiniens se sont montrés plus réservés. « J’ai trouvé que mes interlocuteurs palestiniens étaient sincères et sérieux dans leur volonté d’appliquer leurs engagements, mais la question est de savoir s’ils ont les capacités d’arrêter le terrorisme », a affirmé M. Ben Eliezer. « Si nous avons des attentats tous les jours, il est évident que rien ne pourra marcher (...) mais nous ne devons pas exiger trop d’eux (des Palestiniens) dans un premier temps afin de laisser la place à un espoir », a-t-il ajouté. Mercredi, le Premier ministre Ariel Sharon, accusé par des ministres ultranationalistes de négocier avec une Autorité palestinienne qu’il qualifie d’entité « terroriste », avait minimisé la portée du plan, assurant que « tout ce qu’on a fait, c’est retirer quelques Jeeps à Bethléem ». De leur côté, s’ils n’étaient pas franchement contre, les Palestiniens se sont montrés pour leur part beaucoup plus divisés. « Il se peut bien que Ben Eliezer soit sincère dans ses intentions, mais des militaires et des politiciens israéliens lui mettent des bâtons dans les roues », a déclaré le colonel Mohammed Dahlan, conseiller sécuritaire du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, dans une interview à la radio publique israélienne. De son côté, Nabil Abou Roudeina, conseiller de M. Arafat, a accusé le gouvernement israélien de « ne pas appliquer les arrangements » estimant que pour cette raison les discussions israélo-palestiniennes sur le plan de retrait n’avançaient que lentement. Une réunion sur ce plan a eu lieu mercredi soir à Gaza notamment entre le général Moshé Kaplinsky, commandant de la région militaire centre d’Israël, et le général Abdelrazak al-Majaïda, chef de la sécurité publique dans la bande de Gaza. Selon M. Abou Roudeina, une nouvelle rencontre aura lieu lundi. À la suite d’un accord sur un plan de retrait progressif, l’armée israélienne s’est retirée lundi de Bethléem (sud de la Cisjordanie), laissant la place aux forces de sécurité palestiniennes. Israël envisage de se retirer progressivement des zones palestiniennes réoccupées, à charge pour les forces de sécurité palestiniennes d’empêcher les activistes de se livrer à des attaques anti-israéliennes. Dans le nord de la Cisjordanie, l’armée israélienne a arrêté jeudi deux activistes du Hamas qui s’apprêtaient à commettre un attentat en Israël, selon une source militaire israélienne. Un troisième homme accusé d’avoir planifié ces attaques a été également capturé, a-t-on appris de source militaire. L’armée israélienne a d’autre part annoncé l’arrestation du chef du Hamas dans la ville de Kalkilya (nord de la Cisjordanie), Wajih Oweis. Par ailleurs, des représentants des treize mouvements nationalistes et islamistes palestiniens se sont réunis durant environ trois heures jeudi soir à Gaza afin de coordonner leur action face à Israël, en présence du ministre palestinien de l’Intérieur Abdelrazak al-Yahya. M. Yahya s’est refusé à toute déclaration après la réunion qui s’est tenue au siège local du Conseil législatif.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le ministre de la Défense israélien Binyamin Ben Eliezer s’est montré confiant hier à propos de son plan de retrait de zones autonomes palestiniennes, alors que les Palestiniens se sont montrés plus réservés. « J’ai trouvé que mes interlocuteurs palestiniens étaient sincères et sérieux dans leur volonté d’appliquer leurs engagements, mais la question est de savoir s’ils ont les capacités d’arrêter le terrorisme », a affirmé M. Ben Eliezer. « Si nous avons des attentats tous les jours, il est évident que rien ne pourra marcher (...) mais nous ne devons pas exiger trop d’eux (des Palestiniens) dans un premier temps afin de laisser la place à un espoir », a-t-il ajouté. Mercredi, le Premier ministre Ariel Sharon, accusé par des ministres ultranationalistes de négocier avec une Autorité palestinienne...