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Calcio : la crise du football déborde sur la politique

La crise du football italien a débordé mercredi sur le plan politique, la plupart des clubs de première division demandant au gouvernement de prononcer l’état d’urgence pour le Calcio afin d’obtenir des avantages fiscaux, alors que la négociation sur les droits de retransmission télévisée s’enlise. La bataille est désormais lancée, à tous les niveaux, après la décision historique de la Ligue des clubs de reporter le début du championnat du 1er au 15 septembre, pour permettre aux « petites » équipes de trouver un accord sur les retransmissions télévisées de leurs matches sur les chaînes à péage, Stream et Telepiu. La Ligue des clubs, qui s’est prononcée à l’unanimité pour ce report, a lancé un SOS aux institutions. Certains présidents d’équipes ont même demandé au gouvernement de décréter l’état d’urgence pour mieux aider le football national, miné par les problèmes financiers, à sortir du gouffre. « Beaucoup d’impôts » « Nous ne recherchons pas une aide financière de l’État, mais nous payons beaucoup d’impôts. Il est juste que l’on modifie quelque chose. Nous devons avoir de meilleures conditions pour être compétitifs par rapport aux autres équipes européennes », a expliqué le directeur de la Juventus de Turin, Antonio Giraudo. Il est notamment soutenu par le président de la Ligue, Adriano Galliani, le président de Chievo Vérone, Luigi Campedelli, et celui de Brescia, Gigi Corioni. « Nous ne demandons pas une baisse des impôts, mais plutôt un étalement en plusieurs fois des paiements », a ajouté M. Corioni. Cet appel des clubs a provoqué des commentaires divers parmi les ministres du cabinet de Silvio Berlusconi, qui est également président du Milan AC et propriétaire d’un empire médiatique. « Nous ferons notre devoir et nous nous mettons à la disposition de la Ligue et de la fédération pour rechercher les solutions les plus appropriées », a commenté le ministre des Biens culturels, chargé des Sports, Giuliano Urbani. Le parti de la Ligue du Nord est pour sa part fermement opposé à toute aide aux clubs : « Ces requêtes constituent un affront, nous sommes dégoûtés », a lancé Francesco Moro, président du groupe des sénateurs de la Ligue. Même son de cloche chez Ignacio La Russa chef du groupe parlementaire d’Alliance nationale : « Le monde du football ne peut prétendre que l’État se charge d’éponger les folles dépenses faites par le passé. » Le problème de la RAI À cette question des droits télévisés des petits clubs sur les chaînes à péage, s’ajoute un autre problème, celui concernant les droits de retransmission en clair par la chaîne publique (RAI) des images des matches dans les émissions dominicales. Paolo Francia, responsable du secteur sportif de la RAI, a rencontré plusieurs fois déjà le président Adriano Galliani, mais aucune solution n’a pu être trouvée. La RAI offre 45 millions d’euros, alors que la Ligue réclame pratiquement le double, 88,8 millions d’euros. Les négociations se poursuivent mais les perspectives sont sombres, comme le souligne M. Francia. « Il n’y a pas beaucoup de marge de négociations et aucun progrès n’a été enregistré », a-t-il affirmé. Alors que l’équipe nationale rencontrait hier la Slovénie à Trieste (nord-est) et que l’Inter Milan et le Milan AC joueront la semaine prochaine leur présence en Ligue des champions à l’occasion du 3e tour préliminaire retour de la compétition, une autre partie se déroule sur le « tapis vert » des bureaux de la Ligue. Et le résultat de ce match insolite peut marquer durablement l’avenir du Calcio.
La crise du football italien a débordé mercredi sur le plan politique, la plupart des clubs de première division demandant au gouvernement de prononcer l’état d’urgence pour le Calcio afin d’obtenir des avantages fiscaux, alors que la négociation sur les droits de retransmission télévisée s’enlise. La bataille est désormais lancée, à tous les niveaux, après la décision historique de la Ligue des clubs de reporter le début du championnat du 1er au 15 septembre, pour permettre aux « petites » équipes de trouver un accord sur les retransmissions télévisées de leurs matches sur les chaînes à péage, Stream et Telepiu. La Ligue des clubs, qui s’est prononcée à l’unanimité pour ce report, a lancé un SOS aux institutions. Certains présidents d’équipes ont même demandé au gouvernement de décréter...