Luiz Felipe Scolari aura, à force d’entêtement et de coups de gueule, mené le Brésil à la gloire. Ancien défenseur dans des équipes modestes, son choix par la Confédération brésilienne (CBF) ne s’est pas fait par hasard. Ce « gaucho », originaire du Rio Grande do Sul (sud), avait déjà mené l’équipe de Porto Alegre puis celle du Corinthians (Sao Paulo) à la victoire en Copa Libertadores (1995 et 1999). Mis face au grand défi de tous les entraîneurs brésiliens, celui de constituer une équipe soudée avec des vedettes jouant pour la plupart à l’étranger, Scolari a patiemment et lentement mis en place ses stratégies de jeu en choisissant calmement ses joueurs. Après une campagne d’éliminatoires de Coupe du monde laborieuse, parfois humiliante face à de petites équipes latino-américaines comme la Bolivie, puis une Copa America marquée par une défaite contre le Honduras, on ne donnait pas cher de la peau de Felipao, qui n’obtenait son passeport pour l’Asie qu’après une victoire sur le Venezuela en novembre dernier. Devenu très rapidement le « méchant », Felipao a résisté à toutes les critiques, un peu à la manière de l’entraîneur français Aimé Jacquet avant la victoire de l’équipe de France en 1998. Les critiques sont d’abord venues du pays, qui réclamait à cor et à cri l’attaquant Romario (Vasco da Gama/1re division brésilienne), exclu de la seleçao en raison de son esprit frondeur et de sa réputation d’indiscipline. Imperturbable, insensible aux larmes de la star, Scolari avait laissé passer la tempête sans s’émouvoir. Ensuite pour la confiance totale qu’il a accordée à Ronaldo, un joueur que certains spécialistes considéraient encore fragile. Très autoritaire, intraitable sur les questions de discipline, il a progressivement su insuffler un esprit d’équipe et soudé les « R » du trio d’attaque Ronaldo-Ronaldinho-Rivaldo. Au fil des matches en Asie, l’imperturbable Felipao avait commencé à croire à l’impossible en commençant à afficher des sourires discrets derrière sa moustache poivre et sel. Jusqu’au sacre de Yokohama, qui lui permet de sortir, à 53 ans, par la grande porte.
Luiz Felipe Scolari aura, à force d’entêtement et de coups de gueule, mené le Brésil à la gloire. Ancien défenseur dans des équipes modestes, son choix par la Confédération brésilienne (CBF) ne s’est pas fait par hasard. Ce « gaucho », originaire du Rio Grande do Sul (sud), avait déjà mené l’équipe de Porto Alegre puis celle du Corinthians (Sao Paulo) à la victoire en Copa Libertadores (1995 et 1999). Mis face au grand défi de tous les entraîneurs brésiliens, celui de constituer une équipe soudée avec des vedettes jouant pour la plupart à l’étranger, Scolari a patiemment et lentement mis en place ses stratégies de jeu en choisissant calmement ses joueurs. Après une campagne d’éliminatoires de Coupe du monde laborieuse, parfois humiliante face à de petites équipes latino-américaines comme la...
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