Jean-Paul II critique à demi-mot le gouvernement Sharon
le 12 août 2002 à 00h00
Le pape Jean-Paul II a lancé hier un nouvel appel pour la paix au Proche-Orient, demandant à la communauté internationale « de s’engager avec davantage de détermination dans sa présence sur le terrain ». Le pape, 82 ans, a aussi critiqué sans le nommer le chef du gouvernement israélien, Ariel Shraon, en évoquant la « souffrance des Palestiniens, chassés de leurs propres terres ou contraints ces derniers temps à un état de siège permanent, objets quasiment d’une punition collective ». Il a fait le parallèle avec la « souffrance des Israéliens vivant au quotidien la terreur d’être la cible d’attentats anonymes ». S’adressant aux responsables politiques israéliens et palestiniens, le pape leur a demandé « de retrouver le chemin d’une négociation loyale ». « À la communauté internationale, je demande de s’engager avec davantage de détermination dans sa présence sur le terrain, offrant sa propre médiation pour créer les conditions d’un dialogue fructueux entre les parties, qui accélère le processus vers la paix », a-t-il dit dans sa prière dominicale de l’Angelus. « Personne ne peut rester indifférent devant ce drame humanitaire qui semble ne pas devoir connaître la spirale de l’espoir », a ajouté le pape. Il ne s’était plus exprimé à propos du Proche-Orient depuis le 23 juin. Il a demandé aux chrétiens du monde entier de « s’unir à lui dans la prière intense et confiante » pour que « le cri de ceux qui souffrent et qui meurent en Terre sainte soit finalement entendu ». « Quand réussira-t-on à comprendre que la cohabitation entre le peuple hébreu et le peuple palestinien ne peut naître des armes ? Ni les attentats, ni les murs de séparation, ni les représailles conduiront à une solution équitable du conflit actuel », a plaidé Jean-Paul II. Il a répété que « quel que soit son groupe ethnique, personne n’a le droit de tuer de manière indiscriminée des civils sans défense ». « En cette période estivale, où beaucoup jouissent d’un repos mérité, je ne cesse de penser avec une vive inquiétude à la Terre sainte où malheureusement les épisodes presque quotidiens de violence exécrable ne connaissent pas de trêve », a affirmé le pape. Il a exprimé sa solidarité avec des chrétiens qui vivent au Proche-Orient et sont tentés d’en partir, dénonçant « la violation du droit fondamental de la liberté de culte ». « En effet, à cause d’un couvre-feu rigide, le jour de la prière hebdomadaire, les croyants n’ont plus accès aux lieux de culte », a-t-il déploré. Le pape se trouve à Castel Gandolfo, dans sa résidence d’été au sud de Rome, et a salué en plusieurs langues les milliers de pèlerins venus l’écouter dans la cour intérieure du palais apostolique.
Le pape Jean-Paul II a lancé hier un nouvel appel pour la paix au Proche-Orient, demandant à la communauté internationale « de s’engager avec davantage de détermination dans sa présence sur le terrain ». Le pape, 82 ans, a aussi critiqué sans le nommer le chef du gouvernement israélien, Ariel Shraon, en évoquant la « souffrance des Palestiniens, chassés de leurs propres terres ou contraints ces derniers temps à un état de siège permanent, objets quasiment d’une punition collective ». Il a fait le parallèle avec la « souffrance des Israéliens vivant au quotidien la terreur d’être la cible d’attentats anonymes ». S’adressant aux responsables politiques israéliens et palestiniens, le pape leur a demandé « de retrouver le chemin d’une négociation loyale ». « À la communauté internationale, je demande...
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