Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

CINÉMA Corto Maltese débarque à Locarno(photo)

Le premier film d’animation adapté de la célèbre bande dessinée Corto Maltese, créée par le Vénitien Hugo Pratt, a été projeté en première mondiale au Festival de Locarno (Suisse), qui se termine demain. Une bonne surprise pour les admirateurs de l’œuvre originale qui redoutaient la pire des trahisons. Mardi soir, devant plus de 6 000 spectateurs de la Piazza Grande, le marin mythique à la boucle d’oreille, le flegmatique et charmeur Corto Maltese a fait sa première escale sur grand écran, dans Corto Maltese, la cour secrète des arcanes, le premier long-métrage en dessin animé réalisé par le Français Pascal Morelli, d’après l’album Corto Maltese en Sibérie (1974). D’une grande fidélité à la BD, l’une des plus complexes de son auteur, le film plonge son héros vénitien dans le chaos d’une Asie secouée en 1919 par la Révolution russe. Dans une impitoyable chasse au trésor, Corto apporte son aide à une société secrète chinoise qui convoite l’or du gouvernement contre-révolutionaire transporté par le train de l’amiral Kotchak. Au fil d’aventures hasardeuses, de voyages en bateaux et dans des trains blindés qui sillonnent la Russie, la Sibérie et la Mandchourie, Corto Maltese retrouve notamment le tonitruant Raspoutine, son ami-ennemi de toujours, et la belle Shanghai-Li. Fiche technique Pour arriver à bon port, ce film d’animation, essentiellement classique mais qui contient des images en trois dimensions, aura nécessité cinq ans de travail, plus de 400 collaborateurs et cinq cent mille dessins. Dans la version française, la voix de Corto Maltese a été confiée à l’acteur Richard Berry. « Son timbre de voix correspondait très bien à l’humour, parfois distant, et au charme de Corto Maltese », précise Pascal Morelli. Quant à Raspoutine, il est interprété par l’acteur français Patrick Bouchitey. « Raspoutine est un personnage imprévisible. Il fallait donc un acteur qui lui ressemble, c’est-à-dire capable de jouer sur des registres très différents », explique le cinéaste français. Rendez-vous manqué et critiques positives Comme les errances de Corto Maltese, l’histoire de cette réalisation commence par un rendez-vous manqué. En 1992 déjà, Pascal Morelli avait écrit à Hugo Pratt. « Il m’avait proposé de le voir, mais la rencontre n’avait pu se faire, car je travaillais à Los Angeles », ajoute-t-il. Mort en 1995, à l’âge de 68 ans, le dessinateur n’a pu suivre les aventures cinématographiques de son héros, ni les difficultés d’argent qui se sont accumulées depuis le début, en 1997, de cette réalisation atypique produite par Robert Réa. Pour le journal La Tribune de Genève, si le film « ne restera pas dans les annales de l’animation, il mérite de figurer dans la liste des entreprises cinématographiques qui, pour être risquées, n’en finissent pas moins bien ». Même sentiment pour Films, la revue suisse de cinéma, pour qui « Pascal Morelli a su retrouver l’esprit d’Hugo Pratt, même si l’animation n’est pas parfaite, en raison de problèmes de financement et de structures de production qui ne peuvent concurrencer les Américains ». Corto Maltese, la cour secrète des arcanes devrait sortir en France le 25 septembre.
Le premier film d’animation adapté de la célèbre bande dessinée Corto Maltese, créée par le Vénitien Hugo Pratt, a été projeté en première mondiale au Festival de Locarno (Suisse), qui se termine demain. Une bonne surprise pour les admirateurs de l’œuvre originale qui redoutaient la pire des trahisons. Mardi soir, devant plus de 6 000 spectateurs de la Piazza Grande, le marin mythique à la boucle d’oreille, le flegmatique et charmeur Corto Maltese a fait sa première escale sur grand écran, dans Corto Maltese, la cour secrète des arcanes, le premier long-métrage en dessin animé réalisé par le Français Pascal Morelli, d’après l’album Corto Maltese en Sibérie (1974). D’une grande fidélité à la BD, l’une des plus complexes de son auteur, le film plonge son héros vénitien dans le chaos d’une Asie...