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Actualités - Chronologie

La police israélienne accusée d’avoir toléré des exactions de colons à Hébron

La principale association israélienne de défense des droits de l’homme en territoire palestinien, B’Tselem, a accusé hier la police et l’armée israéliennes d’avoir fermé les yeux sur les exactions récentes de colons juifs à Hébron. Le 26 juillet, une adolescente palestinienne de 14 ans, Névine Moussa Jamjoum, avait été tuée par des tirs de colons à Hébron, qui avaient attaqué des maisons de la vieille ville, après les funérailles d’un des leurs, un soldat colon tué dans un attentat. Le frère de la jeune fille avait été blessé par des tirs, un enfant de huit ans avait été blessé à coup de couteau, un autre frappé, une dizaines de Palestiniens avaient été blessés en tout, une vingtaine de maisons saccagées, alors que les colons prenaient à partie les forces de l’ordre. B’Tselem, dans un rapport de vingt pages intitulé Rester les bras croisés, cite des témoignages concordants de Palestiniens et de soldats, selon lesquels la police et l’armée ont fait preuve de laxisme envers les colons. « J’ai l’impression que les forces de sécurité qui étaient déployées en force n’ont pas fait d’effort sérieux pour stopper les colons (...) elles ne voulaient pas les affronter », a notamment confié un soldat témoin. La police a répondu dans un communiqué qu’elle « avait été surprise par l’ampleur des attaques antiarabes » lors des funérailles, soulignant que « plusieurs officiers de police, gardes-frontières et soldats avaient été eux-mêmes blessés par des colons ». Elle a rappelé qu’elle avait arrêté « cinq émeutiers », dont quatre ont été relâchés depuis et un cinquième inculpé pour le meurtre de la jeune fille. Un proche collaborateur du ministre israélien de la Sécurité intérieure, Uzi Landau, avait qualifié de « pogroms » les violences des colons juifs de Hébron. Les émeutes étaient « un pogrom contre les Arabes de Hébron sans provocation de la part de ces derniers », avait déclaré le colonel Moshe Givati, conseiller de M. Landau pour les questions de sécurité. « Des dizaines de voyous, dont des jeunes de Hébron, ont fait irruption sans raison dans les maisons arabes. Ils ont brisé des fenêtres, détruit des biens et jeté des pierres. Ces gens-là n’étaient venus (aux funérailles) que pour perpétrer un pogrom », avait-il souligné. Il y a vingt ans, un procureur de haut rang, Me Judith Karpp, s’était déjà alarmée du laxisme des autorités à l’égard des colons, dans un rapport qui avait fait grand bruit, mais qui n’avait pas été suivi d’effet. Au début des années 1980, un véritable « réseau terroriste juif » a été démantelé, après avoir tué trois Palestiniens et préparé un attentat contre l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Les chefs du réseau, lourdement condamnés, bénéficièrent tous de remises de peine. Lorsqu’en février 1994, Baruch Goldstein, un colon extrémiste, massacre 29 Palestiniens qui priaient à Hébron, son crime fut dénoncé. Mais sa tombe devint un lieu de pèlerinage. En mars 2001, des colons juifs se sont livrés à des actes de vandalisme antipalestiniens à Hébron, incendiant des échoppes et des voitures, pour protester contre la mort d’un bébé de 10 mois tué par un tireur d’élite palestinien. Le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer avait alors promis « d’en finir avec l’anarchie des colons ». Mais tous les colons interpellés furent libérés.
La principale association israélienne de défense des droits de l’homme en territoire palestinien, B’Tselem, a accusé hier la police et l’armée israéliennes d’avoir fermé les yeux sur les exactions récentes de colons juifs à Hébron. Le 26 juillet, une adolescente palestinienne de 14 ans, Névine Moussa Jamjoum, avait été tuée par des tirs de colons à Hébron, qui avaient attaqué des maisons de la vieille ville, après les funérailles d’un des leurs, un soldat colon tué dans un attentat. Le frère de la jeune fille avait été blessé par des tirs, un enfant de huit ans avait été blessé à coup de couteau, un autre frappé, une dizaines de Palestiniens avaient été blessés en tout, une vingtaine de maisons saccagées, alors que les colons prenaient à partie les forces de l’ordre. B’Tselem, dans un...