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Baala veut se mouiller malgré une victoire prévisible

Mehdi Baala espère que la pluie lui viendra en aide dans sa quête d’un titre de champion d’Europe du 1 500 m, jeudi à Munich. Dans l’aire d’arrivée de sa première sortie mardi, le Strasbourgeois ruisselant sourit. Ce n’est pas tant sa victoire prévisible et tranquille qui lui donne cette mine joviale que le climat pluvieux qui règne sur la Bavière. « Je suis content qu’il ne fasse pas beau. J’ai un peu l’habitude de ce temps. J’aimerais même qu’il pleuve en finale », glisse le champion de France très clair dans ses vœux. Parti neuf jours en stage d’altitude à Font-Romeu, suivis de quatre jours en Suisse, le quatrième des JO de Sydney ne cherche jamais vraiment le climat favorable pour préparer ses grands rendez-vous. « L’avantage est que mes adversaires viennent tous du sud de l’Europe et ont tendance à se démoraliser sous la pluie », sourit Baala, qui se souvient que dans le froid du Stade de France le 5 juillet, il avait devancé tous les Européens. Bagarre en perspective Aux championnats de France, le 14 juillet, il avait aussi remporté le titre national malgré un fort vent glacial. Alors si la pluie est un allié, tout comme le sera l’autre Français Fouad Chouki, les rivaux seront quand même nombreux sur la piste olympique, avec notamment les Espagnols Reyes Estevez, le tenant du titre, et José Antonio Redolat. « On ne les a pas beaucoup vus cette saison, alors je ne sais pas quoi penser d’eux. Mais ce que je sais, c’est que j’ai déjà battu tout le monde », poursuit l’élève de Jean-Michel Dirringer. Mais la menace la plus sérieuse viendra d’un autre Ibère, Rui Silva. À 25 ans, le Portugais éclate vraiment cette saison, avec la meilleure performance européenne de l’année (3’30’’07), établie à Monaco le 19 juillet. « Je sais qu’il est fort, explique Baala, qui fêtera ses 24 ans le 17 août. En finale, il faudra être très rapide dans le dernier tour. Les outsiders attaqueront avant, mais cela se jouera sur la vitesse finale ». Cela tombe plutôt bien car l’impressionnante accélération placée en série l’a définitivement rassuré sur ses chances en cas de sprint. Confiant, il en vient même à regretter l’absence de son grand rival Stéphanois, qui a battu le record de France, à Monaco 19 juillet, avant de déclarer forfait. « Quitte à gagner un titre autant qu’il y ait tout le monde », conclut Baala, qui inviterait bien la pluie, jeudi soir.
Mehdi Baala espère que la pluie lui viendra en aide dans sa quête d’un titre de champion d’Europe du 1 500 m, jeudi à Munich. Dans l’aire d’arrivée de sa première sortie mardi, le Strasbourgeois ruisselant sourit. Ce n’est pas tant sa victoire prévisible et tranquille qui lui donne cette mine joviale que le climat pluvieux qui règne sur la Bavière. « Je suis content qu’il ne fasse pas beau. J’ai un peu l’habitude de ce temps. J’aimerais même qu’il pleuve en finale », glisse le champion de France très clair dans ses vœux. Parti neuf jours en stage d’altitude à Font-Romeu, suivis de quatre jours en Suisse, le quatrième des JO de Sydney ne cherche jamais vraiment le climat favorable pour préparer ses grands rendez-vous. « L’avantage est que mes adversaires viennent tous du sud de l’Europe et ont...