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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Dollar baissier malgré la reprise de Wall Street

Le dollar a éprouvé le besoin de souffler hier, au lendemain de sa forte remontée face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux, ne bénéficiant plus des spéculations sur un assouplissement du crédit aux États-Unis. À cet égard, les économistes, qui avaient tablé la veille sur une baisse des taux d’intérêt américains lors de la réunion de la Fed mardi prochain, se sont montrés hier plus prudents sur ce scénario, estimant que celle-ci se contentera d’être neutre sur sa politique monétaire. Cette perspective n’a pas tardé à peser sur Wall Street et par ricochet sur le dollar, incitant les investisseurs à se repositionner en rachetant des euros, des francs suisses et même des yens. En effet, ils ont fait preuve d’indifférence à la publication de statistiques européennes décevantes, dont la baisse de 3,2 % des commandes dans l’industrie allemande en juin, la remontée du nombre des chômeurs en Allemagne au-dessus du seuil psychologique de 4 millions en juillet et la révision à la baisse par la Banque d’Angleterre des perspectives de croissance de l’économie britannique. Le billet vert, n’ayant pas pu bénéficier de la reprise de places boursières américaines en clôture, a donc renoué avec la baisse, se négociant finalement à New York à 0,9740 pour un euro contre 0,9665 la veille, à 1,5380 pour un sterling contre 1,5375, à 1,4970 FS contre 1,5095 et à 120,35 yens contre 120,75. En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières ont vainement tenté de chercher une direction. Les indices, qui avaient ouvert en hausse, devaient effacer leurs gains ensuite pour balancer entre le négatif et le positif tout le reste de la séance avant de terminer en net progrès de 2,20 % pour Wall Street et de 1,70 % pour le Nasdaq. Ce développement est intervenu après les bons résultats trimestriels de Cisco publiés la veille et l’apparition d’un courant d’achats techniques de fonds d’investissement. De fait, il y avait hier beaucoup d’éléments négatifs sur le marché comme l’annonce par le Wall Street Journal que l’ancien PDG de Tyco, poursuivi par la justice pour évasion fiscale, aurait bénéficié de prêts secrets annulés ainsi que la décision de Merrill Lynch de dégrader ses prévisions de résultats pour plusieurs valeurs bancaires. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes ont terminé en repli après leur envolée de la veille, alors que Wall Street faisait preuve d’hésitation. Selon les analystes, les mauvais indicateurs en Allemagne et en Grande-Bretagne ont ravivé les inquiétudes sur la situation économique du Vieux Continent. Et d’ajouter que les gens font du trading au jour le jour, les bonnes nouvelles leur font faire un pas en avant et les mauvaises deux pas en arrière. À Beyrouth, le marché des changes a été dépourvu de motivations à l’offre comme à la demande du dollar. Le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état n’a servi qu’à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL alors qu’il se négociait dans les échanges interbancaires entre 1 512,50 et 1 513 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 6 120 actions B de Solidere de 4 1/4 à 4 3/8 $, le maintien de 2884 actions A de la même société à 4 1/8 $ ainsi que de 6 279 action de Holcim à 19/32 $ et de 702 actions au porteur des Cim. Blcs. à 1 8/32 $. Élie KAHWAGI
Le dollar a éprouvé le besoin de souffler hier, au lendemain de sa forte remontée face aux autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux, ne bénéficiant plus des spéculations sur un assouplissement du crédit aux États-Unis. À cet égard, les économistes, qui avaient tablé la veille sur une baisse des taux d’intérêt américains lors de la réunion de la Fed mardi prochain, se sont montrés hier plus prudents sur ce scénario, estimant que celle-ci se contentera d’être neutre sur sa politique monétaire. Cette perspective n’a pas tardé à peser sur Wall Street et par ricochet sur le dollar, incitant les investisseurs à se repositionner en rachetant des euros, des francs suisses et même des yens. En effet, ils ont fait preuve d’indifférence à la publication de statistiques européennes...