Blair refuse de débattre de l’opportunité des frappes au Parlement
le 06 août 2002 à 00h00
Le Premier ministre britannique Tony Blair a refusé hier de rappeler à ce stade le Parlement pour qu’un débat puisse avoir lieu sur l’opportunité d’attaquer l’Irak comme le lui demandait le doyen de la Chambre des communes, le travailliste Tam Dalyell. M. Blair estime que ceux qui lui demandent de lancer un débat « vont un peu trop vite », a déclaré une porte-parole de Downing Street. « Nous n’en sommes pas encore à prendre une décision », a-t-elle ajouté. Downing Street réagissait à une lettre de M. Dalyell dans laquelle ce dernier écrivait à M. Blair : « Ne pensez-vous pas que vous avez une obligation morale de rappeler le Parlement début septembre ? Il semble qu’il soit toujours trop tôt pour rappeler le Parlement, ajoutait le doyen de la Chambre des communes, la Chambre basse du Parlement, jusqu’au moment où il est trop tard. » M. Dalyell rappelait au Premier ministre les récentes interventions de l’ancien chef d’état-major Edwin Bramall « qui se sent contraint de comparer (une telle opération) avec celle de Suez en 1956 et de mettre en garde contre une guerre longue et compliquée au Moyen-Orient », et de dix dirigeants syndicaux qui ont fait part de leur « extrême préoccupation » dans une lettre à la presse. Parallèlement, le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz a reçu hier à Bagdad le député travailliste britannique George Galloway, actuellement en visite en Irak, a rapporté l’agence officielle irakienne Ina. Lors de la rencontre, M. Galloway a informé M. Aziz « des efforts qu’il déploie avec les amis de l’Irak en Grande-Bretagne et ailleurs (...) pour dénoncer les objectifs de la campagne hostile et des menaces de frappes proférées contre l’Irak par les États-Unis et leur allié, le gouvernement britannique », a indiqué l’agence officielle Ina. Pour sa part, M. Aziz a affirmé à son interlocuteur que l’Irak « est tout à fait prêt à se défendre et déterminé à résister à toute agression pour sortir victorieux », a ajouté l’agence.
Le Premier ministre britannique Tony Blair a refusé hier de rappeler à ce stade le Parlement pour qu’un débat puisse avoir lieu sur l’opportunité d’attaquer l’Irak comme le lui demandait le doyen de la Chambre des communes, le travailliste Tam Dalyell. M. Blair estime que ceux qui lui demandent de lancer un débat « vont un peu trop vite », a déclaré une porte-parole de Downing Street. « Nous n’en sommes pas encore à prendre une décision », a-t-elle ajouté. Downing Street réagissait à une lettre de M. Dalyell dans laquelle ce dernier écrivait à M. Blair : « Ne pensez-vous pas que vous avez une obligation morale de rappeler le Parlement début septembre ? Il semble qu’il soit toujours trop tôt pour rappeler le Parlement, ajoutait le doyen de la Chambre des communes, la Chambre basse du Parlement, jusqu’au...
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