Le dollar a fait preuve hier d’une grande résistance aux influences baissières provoquées par la déprime des marchés boursiers américains et par un nouvel indicateur accréditant la thèse d’un fort ralentissement de la croissance aux États-Unis. Les opérateurs ont donc ignoré la baisse de l’indice d’activité des services du groupement national des directeurs d’achats américains (ISM) de 57,2 points en juin à 53,1 pts en juillet et de la rechute de Wall Street. Ils se sont montrés plutôt préoccupés de la baisse de ce même indice mesurant l’activité du secteur des services dans la zone euro de 52,9 pts à 52,6 points et des nouvelles faisant état de l’augmentation du nombre des chômeurs en Allemagne de 3,95 millions à 4,11 millions pendant la même période, ainsi que de la baisse de la production industrielle en Grande-Bretagne de 4,3 % en juin sur mai et de 6,6 % en glissement annuel. Cela, d’autant que les marchés boursiers européens faisaient aussi mauvaise mine. De fait, le dollar semblait mieux encaisser les mauvaises nouvelles que l’euro et le sterling, se négociant sur un ton ferme à New York à 0,9815 pour un euro contre 0,9875 vendredi dernier, à 1,5620 pour un sterling contre 1,5705, à 1,4815 FS contre 1,4690 et à 119,65 yens contre 119,10. Les Bourses mondiales en baisse avec Wall Street En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières se sont enfoncés dans le rouge hier, Wall Street cédant en clôture 3,24 % et le Nasdaq 3,36 %. La tendance est restée hier très faible, dans la foulée de vendredi, l’indice ISM des services, en forte baisse, n’ayant rien arrangé. De plus, les investisseurs restaient également nerveux par rapport à la situation au Proche-Orient, alors que la crainte d’une guerre des États-Unis contre l’Irak se précisait et qu’une nouvelle voiture piégée a explosé hier soir dans le nord d’Israël, après un week-end particulièrement violent. Les valeurs bancaires et financières étaient toutes en baisse après une note négative de la firme Lehman Brothers sur l’ensemble du secteur. Il en est de même des valeurs de la haute technologie après que cette même firme eut révisé à la baisse sa recommandation pour Cisco, en raison du mauvais contexte sectoriel de l’équipement informatique. Les Bourses européennes ont aussi terminé en net repli hier, à l’image de Wall Street et du Nasdaq, accusant le coup après la publication de mauvais indicateurs économiques de l’autre côté de l’Atlantique. Les télécoms étaient en baisse après que Crédit Suisse First Boston et Deutsche Bank eurent abaissé leurs objectifs de cours sur Ericsson dont la dette vient d’être déclassée au rang de « junk bond » par Moody’s et S & P. Il en est de même des assurances, des technologiques, des valeurs de la chimie et de produits de base qui ont accusé des reculs de plus de 5 %. À Beyrouth, le dollar est resté « survendu », quoique dans de petites quantités. Mais après le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 512,25 et 1 512,75 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la baisse de 5 372 actions A de Solidere de 4 1/4 à 4 1/8 $ et le maintien de 1 900 actions B de la même société à 4 1/4 $ ainsi que de 10 000 actions Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
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