La violence qui a repris de plus belle au Proche-Orient depuis deux semaines pèse lourdement sur les efforts de relance du processus de paix menés par Washington. Le président américain, George W. Bush, qui rendait visite pendant le week-end à ses parents à Kennebunkport dans le Maine, a réagi rapidement aux nouveaux attentats dans les Territoires. Manifestant son émotion, il a appelé tous les pays épris de paix à faire le maximum pour aider à faire cesser le terrorisme anti-israélien. « Je suis peiné d’apprendre les derniers attentats-suicide à la bombe en Israël. Pour ceux, au Proche-Orient qui aspirent à la paix, pour ceux dans les pays arabes, pour ceux en Europe, pour ceux partout dans le monde qui aspirent à la paix, nous devons tout faire pour arrêter le terrorisme », a-t-il déclaré le visage sombre. « J’appelle tous les pays à faire tout ce qu’ils peuvent pour arrêter ces tueurs terroristes », a-t-il insisté. « Nous ne devons pas les laisser faire », a-t-il dit. Contrairement à ses alliés européens, M. Bush s’est contenté d’insister sur la nécessité de mettre fin à la violence, sans évoquer la nécessité pour les parties de tout faire pour faciliter la reprise du dialogue. L’engrenage du terrorisme, relancé par l’élimination par Israël le 22 juillet à Gaza du chef militaire du mouvement islamiste radical Hamas (lors d’un raid où 14 autres Palestiniens avaient aussi trouvé la mort), a déjà entravé les efforts de Washington pour activer « un plan d’action » dont M. Bush a rappelé il y a quelques jours les quatre principaux axes. Parmi eux, la mise en place d’une vraie force de sécurité palestinienne, la rédaction d’une Constitution palestinienne, des réformes institutionnelles et la « convocation d’une conférence (sur la création d’un État palestinien) dans les trois ans ». Le raid israélien du 22 juillet, qui avait été sévèrement critiqué par M. Bush, avait contraint Washington à retarder la présentation aux parties de nouvelles propositions sur la réforme des services de sécurité palestiniens. La réplique du Hamas, avec un attentat à l’Université hébraïque de Jérusalem qui a coûté la vie jeudi dernier à sept personnes, dont cinq étudiants américains, est venue encore compliquer la situation, en poussant Israël à l’escalade. Les États-Unis n’entendent pourtant pas baisser les bras. Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, a confirmé samedi le maintien d’une rencontre cette semaine à Washington avec de hauts responsables palestiniens. Mais il a maintenu une certaine incertitude sur les noms de ses interlocuteurs. Ils doivent être, a-t-il dit, « des responsables qui veulent être actifs, qui ont l’autorité nécessaire pour discuter avec nous afin de faire avancer les choses ». La réunion qui devait se dérouler en début de semaine a été repoussée à jeudi, sur demande palestinienne, a indiqué pour sa part Saëb Erakat, le principal négociateur du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La violence qui a repris de plus belle au Proche-Orient depuis deux semaines pèse lourdement sur les efforts de relance du processus de paix menés par Washington. Le président américain, George W. Bush, qui rendait visite pendant le week-end à ses parents à Kennebunkport dans le Maine, a réagi rapidement aux nouveaux attentats dans les Territoires. Manifestant son émotion, il a appelé tous les pays épris de paix à faire le maximum pour aider à faire cesser le terrorisme anti-israélien. « Je suis peiné d’apprendre les derniers attentats-suicide à la bombe en Israël. Pour ceux, au Proche-Orient qui aspirent à la paix, pour ceux dans les pays arabes, pour ceux en Europe, pour ceux partout dans le monde qui aspirent à la paix, nous devons tout faire pour arrêter le terrorisme », a-t-il déclaré le visage sombre. «...