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Actualités - Chronologie

Israël adopte un plan d’austérité et rembourse des fonds aux Palestiniens

Israël a adopté cette semaine un projet de budget d’austérité pour faire face à la crise économique et débloqué sous d’intenses pressions une première tranche de fonds dus à l’Autorité palestinienne. Le budget pour 2003, prévoyant des coupes d’1,8 milliard de dollars, a été adopté mardi au terme d’un débat-marathon. Il doit être soumis au Parlement d’ici à fin 2002. Le plan a été mis au point pour redresser l’économie israélienne, qui connaît depuis l’an dernier la pire récession depuis plus d’un demi-siècle, sous l’effet conjugué de la forte augmentation des dépenses militaires provoquées par l’intifada et de la crise de la haute technologie. Les opposants du projet lui reprochent de tailler dans les dépenses sociales. « Nous sommes en guerre, l’économie est sens dessus-dessous et ces coupes sont indispensables pour stabiliser la situation », s’est défendu le ministre israélien des Finances Silvan Shalom. M. Shalom veut redonner du travail aux chômeurs en réduisant de 600 M USD les allocations qui leur sont versées. Le ministre sans portefeuille David Lévy, fondateur du parti Gesher (3 députés sur 120), a ainsi démissionné en affirmant qu’il ne pouvait pas « assumer la responsabilité de la catastrophe sociale qui s’annonce ». D’autre part, Israël a débloqué mercredi une première tranche de près de 15 millions de dollars sur les quelque 600 millions dus selon le Fonds monétaire international à l’Autorité palestinienne, affirmant vouloir « tester la crédibilité » du ministre palestinien des Finances Salam Fayad et améliorer le sort de la population. Ces fonds correspondent essentiellement au produit de la TVA et des droits de douane prélevés sur les produits importés dans les territoires palestiniens et transitant par Israël, qui bloque ces sommes depuis novembre 2000, soit deux mois après le début de l’intifada, en guise de sanction. Israël a indiqué qu’il voulait transférer, en trois tranches, 10 % des fonds gelés, de 430 M USD, selon lui. L’État hébreu déclare vouloir ainsi vérifier l’utilisation de ces fonds. Un conseiller du président palestinien Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina, a déclaré que « la communauté internationale avait exercé des pressions sur Israël pour débloquer l’argent ». Selon une étude de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), 30 % des enfants palestiniens de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique et 21 % de malnutrition aiguë, contre 7,5 % et 2,5 % respectivement en 2000.
Israël a adopté cette semaine un projet de budget d’austérité pour faire face à la crise économique et débloqué sous d’intenses pressions une première tranche de fonds dus à l’Autorité palestinienne. Le budget pour 2003, prévoyant des coupes d’1,8 milliard de dollars, a été adopté mardi au terme d’un débat-marathon. Il doit être soumis au Parlement d’ici à fin 2002. Le plan a été mis au point pour redresser l’économie israélienne, qui connaît depuis l’an dernier la pire récession depuis plus d’un demi-siècle, sous l’effet conjugué de la forte augmentation des dépenses militaires provoquées par l’intifada et de la crise de la haute technologie. Les opposants du projet lui reprochent de tailler dans les dépenses sociales. « Nous sommes en guerre, l’économie est sens dessus-dessous et...