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Égypte Seize militants des Frères musulmans condamnés à la prison ferme

Seize cadres du mouvement interdit des Frères musulmans ont été condamnés hier à des peines allant de trois à cinq ans de prison ferme par la Haute Cour militaire égyptienne à Huckstep (nord du Caire). Cinq accusés ont été condamnés à cinq ans de prison, 11 à trois ans, tandis que six autres ont été acquittés. Les 22 accusés, dont neuf professeurs d’université, comparaissaient pour « tentative de relance des activités du mouvement et de propagation des idées de la confrérie dans les milieux populaires, dans le but de s’emparer du pouvoir ». À l’annonce du verdict, les accusés ont scandé « Dieu est le plus grand ! ». La cour, dans ses attendus, a expliqué que les accusés « voulaient réaliser des objectifs personnels : l’accession au pouvoir après avoir saboté la Constitution et la loi ». Selon le tribunal, dont les verdicts ne peuvent être cassés que par le chef de l’État, les accusés ont poursuivi leurs activités au sein « des organisations de charité afin d’exploiter leur argent et leurs membres pour réaliser les objectifs du mouvement ». Saad Eddine Ibrahim se pourvoit en cassation La défense du militant égypto-américain des droits de l’homme Saad Eddine Ibrahim, condamné lundi à sept ans de prison, attend que la cour rende les attendus du verdict pour se pourvoir en cassation, selon un de ses avocats. « Nous ne pouvons rien faire maintenant. Nous attendons de prendre compte des attendus de la cour pour nous pourvoir en cassation », a déclaré Mohammed Eid, l’un des avocats de M. Ibrahim. « La cour doit rendre les attendus du jugement dans un délai de trente jours suivant le verdict », a-t-il précisé. Par ailleurs, le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Maher, a critiqué la réaction des États-Unis à la condamnation du militant égypto-américain des droits de l’homme, Saad Eddine Ibrahim, à sept ans de prison et a démenti que le procès ait des motivations politiques. « Il est inhabituel qu’une ambassade, quelle qu’elle soit, publie un commentaire sur un verdict », a déclaré M. Maher aux journalistes qui l’interrogeaient sur un communiqué rendu public lundi par l’ambassade des États-Unis au Caire. « Il ne s’agit pas d’une affaire politique et il ne faut pas la politiser », a-t-il ajouté.
Seize cadres du mouvement interdit des Frères musulmans ont été condamnés hier à des peines allant de trois à cinq ans de prison ferme par la Haute Cour militaire égyptienne à Huckstep (nord du Caire). Cinq accusés ont été condamnés à cinq ans de prison, 11 à trois ans, tandis que six autres ont été acquittés. Les 22 accusés, dont neuf professeurs d’université, comparaissaient pour « tentative de relance des activités du mouvement et de propagation des idées de la confrérie dans les milieux populaires, dans le but de s’emparer du pouvoir ». À l’annonce du verdict, les accusés ont scandé « Dieu est le plus grand ! ». La cour, dans ses attendus, a expliqué que les accusés « voulaient réaliser des objectifs personnels : l’accession au pouvoir après avoir saboté la Constitution et la loi ». Selon...