PEINTURE La « Cléopâtre » de Michel-Ange revient à Rome
le 29 juillet 2002 à 00h00
Après près de cinq siècles d’absence, la « Cléopâtre » du grand peintre de la Renaissance italienne Michel-Ange (1475-1564) revient à Rome, clou d’une exposition qui a débuté vendredi dernier au « Palazzo Venezia ». Le dessin est remarquable par l’inventivité de la coiffure de la reine égyptienne dont la tresse de cheveux se confond en un serpent. Son premier propriétaire, un ami de l’artiste, Tommaso Cavalieri, avait dû s’en défaire à contrecœur au profit de la puissante famille de mécènes florentins des Médicis au cours du XVIe siècle. Ce patricien romain (noble) avait reçu Cléopâtre en cadeau de Michel-Ange, qui a longtemps travaillé à Rome. Sa cession à Cosme Ier de Médicis avait été pour lui un déchirement comparable à la perte d’un fils, selon la lettre qu’il rédigeait à l’époque pour accompagner le dessin dans son transfert vers Florence. Cléopâtre ne devait plus jamais repartir de la capitale toscane où le dessin est conservé avec toute une collection de manuscrits de Michel-Ange par la maison florentine Casa Buonarotti. « C’est un double chef d’œuvre parce que, quand le feuillet a été restauré en 1998, on a découvert au recto une esquisse, inspirée de la même figure féminine en souffrance, mais moins soignée », a expliqué Pina Ragionieri, directrice de la Casa Buonarotti. « Cela se traduit par une grande immédiateté et dramaturgie de l’image, tout en gardant le jeu de la chevelure », a-t-elle ajouté. L’exposition présentée au Palais de Venise s’intitule « Michel-Ange, graphie et autobiographie » et elle présente de nombreux manuscrits du génie italien, lettres, sonnets de jeunesse, écrits de la maturité, tous provenant de la collection Buanorotti. Elle est ouverte au public jusqu’au 6 octobre.
Après près de cinq siècles d’absence, la « Cléopâtre » du grand peintre de la Renaissance italienne Michel-Ange (1475-1564) revient à Rome, clou d’une exposition qui a débuté vendredi dernier au « Palazzo Venezia ». Le dessin est remarquable par l’inventivité de la coiffure de la reine égyptienne dont la tresse de cheveux se confond en un serpent. Son premier propriétaire, un ami de l’artiste, Tommaso Cavalieri, avait dû s’en défaire à contrecœur au profit de la puissante famille de mécènes florentins des Médicis au cours du XVIe siècle. Ce patricien romain (noble) avait reçu Cléopâtre en cadeau de Michel-Ange, qui a longtemps travaillé à Rome. Sa cession à Cosme Ier de Médicis avait été pour lui un déchirement comparable à la perte d’un fils, selon la lettre qu’il rédigeait à l’époque...
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