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Actualités - Chronologie

Sécheresse et inondations dramatiques ravagent le sous-continent indien

L’Inde est confrontée à d’énormes désordres climatiques, qui provoquent, sur certaines parties de son territoire, la pire sécheresse qu’elle ait jamais connue et, sur d’autres, des pluies diluviennes, les plus importantes depuis quatre ans. Les pluies annuelles de mousson en Inde, essentielles dans ce pays de plus d’un milliard d’habitants, où 70 % de la population vit de l’agriculture, sont particulièrement inégales cet été. Environ un huitième de l’Inde, pays qui couvre une superficie de 3 287 000 km2, est actuellement touché soit par la sécheresse, soit par des pluies diluviennes. Treize États sur les 29 que compte l’Union indienne sont affectés par une sécheresse exceptionnelle, la pire de l’histoire du pays selon le ministre de l’Agriculture, Ajit Singh. Les régions du nord-ouest et du centre sont les plus touchées. Dans le même temps, plusieurs États du nord-est de l’Inde connaissent des pluies diluviennes, qui ont contraint quelque six millions de personnes à quitter leur maison et ont fait plus d’une centaine de morts, depuis le 1er juillet. M. Singh a assuré cette semaine qu’il n’y avait pas de risque de famine. Pourtant, la maladie et la faim menacent déjà l’État de l’Assam, où trois millions de personnes se retrouvent sans abri à cause des inondations, selon le gouvernement de cet État du nord-est de l’Inde. Des cas de pénurie alimentaire ont été rapportés dans l’est de l’Assam, où des routes sont coupées par les inondations. « Les réserves alimentaires s’épuisent vite et les prix des denrées essentielles ont flambé », a déclaré un responsable du district de Dhemaji, Biswaranjan Samal. « Nous n’avons rien à manger et tout ce que nous avions pu emmener en fuyant nos maisons est épuisé », a raconté Sabir Ali, un villageois. Parallèlement, les ressources en eau s’amenuisent dans le nord-ouest et le centre de l’Inde. Les 70 réservoirs d’eau du pays sont à moitié vide, ce qui conduit à une situation de crise, a reconnu M. Singh. Des dizaines de milliers d’hectares de récoltes ont été détruits par la sécheresse et par les inondations, tandis que des fermiers n’ont pas pu planter pour la prochaine moisson. La situation est d’autant plus dramatique que le nord-ouest de l’Inde, touché par la sécheresse, est considéré comme le grenier à blé du pays. Ces conditions climatiques exceptionnelles ont fait l’objet de deux jours de débats à la Chambre basse du Parlement indien cette semaine. Le gouvernement fédéral a annoncé la création d’un comité chargé de superviser les mesures d’aides accordées aux régions affectées par la sécheresse et par les inondations. Cette semaine, l’État du Rajasthan, dans l’ouest, a réclamé 60 milliards de roupies (1,26 milliard de dollars) pour nourrir sa population, et celui du Chhattisgarh, dans le nord-ouest, 17 milliards de roupies (354 millions de dollars). Les experts diffèrent sur les explications de cette sécheresse et de ces inondations dramatiques. Selon H. R. Hatwar, la mousson restera confinée dans les montagnes de l’Himalaya, tant que des vents ne la ramèneront pas vers l’ouest. Actuellement les intempéries frappent le nord-ouest de l’Inde, mais aussi le Bangladesh et le Népal. Selon un autre météorologue, R. K. Pachauri, « nous assistons à une variation soudaine et particulière du climat, comme des experts l’avaient prédit dans le cadre du réchauffement global » de la planète. Le retard de la mousson risque par ailleurs d’affecter la croissance économique de l’Inde, selon des analystes économiques.
L’Inde est confrontée à d’énormes désordres climatiques, qui provoquent, sur certaines parties de son territoire, la pire sécheresse qu’elle ait jamais connue et, sur d’autres, des pluies diluviennes, les plus importantes depuis quatre ans. Les pluies annuelles de mousson en Inde, essentielles dans ce pays de plus d’un milliard d’habitants, où 70 % de la population vit de l’agriculture, sont particulièrement inégales cet été. Environ un huitième de l’Inde, pays qui couvre une superficie de 3 287 000 km2, est actuellement touché soit par la sécheresse, soit par des pluies diluviennes. Treize États sur les 29 que compte l’Union indienne sont affectés par une sécheresse exceptionnelle, la pire de l’histoire du pays selon le ministre de l’Agriculture, Ajit Singh. Les régions du nord-ouest et du centre...