Jacques Chirac a surpris hier son entourage et les habitants de la rue du Faubourg Saint-Honoré en raccompagnant à pied jusqu’à son hôtel le roi Abdallah de Jordanie, qu’il venait de recevoir à l’Élysée pour un entretien et un déjeuner de travail. Deux micros avaient été installés dans la cour de l’Élysée en prévision d’un point de presse commun des deux dirigeants, comme jeudi lors de la venue de Hosni Moubarak, mais le chef de l’État et le souverain jordanien sont descendus sur le perron du palais présidentiel sans s’arrêter et se sont dirigés vers la sortie sous l’œil médusé des gardes républicains. Gardes du corps, photographes et journalistes se sont alors précipités à leur suite dans la confusion, formant un cortège inattendu dans la rue du Faubourg Saint-Honoré, où la circulation a été temporairement coupée. Jacques Chirac et Abdallah de Jordanie ont devisé en marchant dans la rue, durant 200 mètres environ, parlant notamment de chasse, avant d’entrer dans l’hôtel Bristol, où loge le souverain. Après avoir salué le roi de Jordanie et son entourage, le président français est rentré à pied au palais de l’Élysée, saluant au passage des commerçants et des touristes. Plusieurs dizaines de personnes s’étaient massées aux fenêtres pour saluer, hilares, le président de la République et l’applaudir pour certains. Jacques Chirac a serré la main d’une commerçante et de plusieurs CRS et gendarmes, avant de s’attarder devant la vitrine d’une galerie d’art, puis a salué rapidement une passante qui l’applaudissait (« Je suis obligé de rentrer », lui a-t-il dit). Il a fait un signe de la main à des touristes japonais rieurs qui observaient cette scène rarissime avant d’accorder une dernière attention à trois commerçantes dont le magasin fait face à l’Élysée : « Bonjour mesdames, bon après-midi », a-t-il lancé, avant de regagner ses bureaux comme si de rien n’était. Durant son précédent mandat, Jacques Chirac avait déjà bouleversé le protocole en raccompagnant ainsi le chancelier allemand, Gerhard Schröder, et le Premier ministre britannique, Tony Blair.
Jacques Chirac a surpris hier son entourage et les habitants de la rue du Faubourg Saint-Honoré en raccompagnant à pied jusqu’à son hôtel le roi Abdallah de Jordanie, qu’il venait de recevoir à l’Élysée pour un entretien et un déjeuner de travail. Deux micros avaient été installés dans la cour de l’Élysée en prévision d’un point de presse commun des deux dirigeants, comme jeudi lors de la venue de Hosni Moubarak, mais le chef de l’État et le souverain jordanien sont descendus sur le perron du palais présidentiel sans s’arrêter et se sont dirigés vers la sortie sous l’œil médusé des gardes républicains. Gardes du corps, photographes et journalistes se sont alors précipités à leur suite dans la confusion, formant un cortège inattendu dans la rue du Faubourg Saint-Honoré, où la circulation a été...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.