La championne olympique du 400 m, Cathy Freeman, a finalement décidé de quitter le chevet de son mari malade pour aider le relais australien du 4x400 m aux Jeux du Commonwealth à Manchester. Elle a longtemps hésité et puis, après avoir consulté son mari, Sandy Bodecker, actuellement traité pour un cancer de la gorge, Cathy Freeman a choisi de venir en Angleterre pour disputer sa seule sortie sur une piste européenne cet été. « Il y a trois semaines, mon mari m’a dit depuis son lit d’hôpital : “Catherine, tu dois te décider aujourd’hui si tu veux courir, car tu perds du temps. Je pense que tu devrais y aller” », a expliqué l’athlète à son arrivée en Angleterre mardi. Mais la double championne du monde de la spécialité (1997 et 1999) ne se fait guère d’illusions sur la qualité de sa participation aux Jeux du Commonwealth, après avoir vu sa préparation perturbée par une blessure fémorale. Plus ambassadrice qu’athlète « Il est certain que je ne serai pas au sommet de ma forme, simplement à cause de mon manque de préparation », a ajouté Freeman, qui portera le maillot australien comme deuxième ou troisième relayeuse dès les demi-finales prévues mardi prochain. « J’espère quand même être à 80 %, peut-être à 75 %. » Après la folie de son titre olympique devant son public, la première athlète aborigène à participer aux JO pour l’Australie avait choisi de prendre une année sabbatique, s’ornant de quelques kilos supplémentaires glanés lors des nombreuses réceptions organisées en sa faveur à chacun de ses déplacements à travers la planète. Cette saison, elle avait donc décidé de revenir tranquillement pour préparer ses « rêves » de victoires aux Mondiaux 2003 et aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004. Le rendez-vous athénien doit conclure une carrière longue de quatorze ans, débutée par les Jeux du Commonwealth en 1990, à seize ans. Mais après quelques sorties discrètes dans l’hémisphère Sud, l’Australienne était stoppée par la blessure au fémur qui provoquait une irritation nerveuse dans le dos. Ce repos forcé était même prolongé par la découverte de la maladie de son mari en mai. Mais finalement qu’importe l’état de forme de la championne qui clame partout qu’elle se languit du retour de sa seule rivale, la Française Marie-José Pérec, puisque ses nombreuses sorties extrasportives anglaises font plus penser à une ambassadrice qu’à une athlète de haut niveau. Une autre forme de pige en quelque sorte.
La championne olympique du 400 m, Cathy Freeman, a finalement décidé de quitter le chevet de son mari malade pour aider le relais australien du 4x400 m aux Jeux du Commonwealth à Manchester. Elle a longtemps hésité et puis, après avoir consulté son mari, Sandy Bodecker, actuellement traité pour un cancer de la gorge, Cathy Freeman a choisi de venir en Angleterre pour disputer sa seule sortie sur une piste européenne cet été. « Il y a trois semaines, mon mari m’a dit depuis son lit d’hôpital : “Catherine, tu dois te décider aujourd’hui si tu veux courir, car tu perds du temps. Je pense que tu devrais y aller” », a expliqué l’athlète à son arrivée en Angleterre mardi. Mais la double championne du monde de la spécialité (1997 et 1999) ne se fait guère d’illusions sur la qualité de sa participation aux...
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