Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les colons ne songent pas à abandonner les implantations sauvages

David et Nili Itsik, installés depuis un an dans un mobile-home posé sur une colline isolée au cœur de la Cisjordanie, à quelques kilomètres de l’implantation d’Itamar, n’imaginent pas devoir quitter leur minicolonie sauvage. Le ministre israélien de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, a bien affirmé que les points de colonisation illégaux seraient démantelés : le jeune couple est convaincu que cette proclamation ne le concerne pas. « Nous serons bientôt des dizaines de familles installées ici », assure Nili Itsik, 28 ans, en désignant les collines vides avoisinantes. Démantelée par l’armée en novembre 1999, cette minicolonie, baptisée Givat Arnon par ses habitants, a été reconstruite en 2001, peu après l’élection d’Ariel Sharon. Comme Givat Arnon six autres points de colonisation sauvage sont éparpillés autour de la colonie d’Itamar, qui surplombe la ville palestinienne de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Trente familles vivent dans ces points de peuplement parfois éloignés d’Itamar de plusieurs kilomètres, ne cachant pas leur hostilité à la presse par crainte d’être la cible de futurs démantèlements. Quand, en mai 2001, Arié Agranionic, un colon chargé de la protection de la minicolonie, est tué dans une attaque palestinienne, le couple Itsik décide de venir s’installer sur place, avec leur fille de un an, Moledet (« Patrie »). « Nous voulions renforcer la présence juive sur ces terres », explique Nili, son deuxième bébé dans les bras, sur le seuil de sa maison, en réalité un mobile-home rudimentaire. Depuis, un autre couple les a rejoints, portant la population de cette colonie à sept personnes, protégées en permanence par des soldats. La colonie des Itsik n’a toujours pas obtenu l’accord légal du gouvernement, mais ses habitants sont confiants. Selon le mouvement israélien antioccupation La Paix maintenant , 45 colonies sauvages, généralement un ensemble sommaire de mobile-homes destiné à créer un fait accompli, ont été créées en Cisjordanie depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel. M. Ben Eliezer a annoncé fin juin le démantèlement de 19 points de colonisation sauvages. Mais pour La Paix maintenant, la majorité de ces points sont restés en place et en tout cas « aucune colonie habitée n’a été évacuée ». « Les colons continuent de construire sans autorisation, aucune localité habitée n’a été évacuée », dit un communiqué du mouvement. Adi Mintz, le directeur général du Conseil des implantations de Cisjordanie et Gaza (Yesha), est d’accord sur ce point précis : « Aucune localité habitée n’a été démantelée, nous continuerons de construire de nouvelles implantations en Judée-Samarie (Cisjordanie) et dans la bande de Gaza », déclare-t-il. « Il est possible qu’on joue au chat et à la souris avec le ministre de la Défense au moment des primaires du Parti travailliste en novembre 2002, quand Ben Eliezer aura besoin des voix de gauche. Mais entre-temps, nous restons optimistes », ajoute Yehoshua Mor Yossef, le porte parole des colons.
David et Nili Itsik, installés depuis un an dans un mobile-home posé sur une colline isolée au cœur de la Cisjordanie, à quelques kilomètres de l’implantation d’Itamar, n’imaginent pas devoir quitter leur minicolonie sauvage. Le ministre israélien de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, a bien affirmé que les points de colonisation illégaux seraient démantelés : le jeune couple est convaincu que cette proclamation ne le concerne pas. « Nous serons bientôt des dizaines de familles installées ici », assure Nili Itsik, 28 ans, en désignant les collines vides avoisinantes. Démantelée par l’armée en novembre 1999, cette minicolonie, baptisée Givat Arnon par ses habitants, a été reconstruite en 2001, peu après l’élection d’Ariel Sharon. Comme Givat Arnon six autres points de colonisation sauvage sont...