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ESTIVALES Troisième week-end sous le signe de la danse et du mime

Le troisième week-end, la cour du Sérail de Deir el-Qamar a accueilli le spectacle de danse contemporaine Dialogue des différences de May Chelhot et du mime mené par Fayek Homaissi, qui ont été à la hauteur des attentes d’un comité certes petit mais très enthousiaste. Il est 8h30, la représentation doit commencer, pourtant les gens continuent à affluer et s’installent tranquillement dans la salle aménagée à cette occasion. Les airs d’Enrique Eglesias couvrent les murmures du public. Les lumières se tamisent et laissent place à une faible lueur blanche, le spectacle commence. Trois danseuses entrent en scène, elles ne se regardent pas, s’échauffent puis présentent, chacune à son tour, une danse sur une musique appropriée. Elles s’affrontent et montrent de quoi elles sont capables. Dans la deuxième partie, la chorégraphe et danseuse May Chelhot apparaît vêtue d’une robe blanche, couleur de la paix, pour établir la communication entre les trois mondes qui vont finalement s’unir. L’histoire a, en fait, une dimension plus profonde. Un sens social «Il faut dépasser son ego pour accepter la différence de l’autre et harmoniser l’échange», explique May Chelhot. Cette idée lui est venue de «ses filles», comme elle appelle ses danseuses : «Chacune a un caractère différent, une personnalité propre et la danse contemporaine est le meilleur moyen de l’exprimer», souligne-elle. La chorégraphe ajoute que la danse contemporaine utilise le corps, le cœur et l’esprit, à l’encontre de la danse classique qui fait passer en premier l’esthétique et non le vécu. D’après elle, il faut tracer le chemin de sa vie sans être influencé par l’entourage social et familial, surtout au Liban. Un message explicite et compris par le public qui, à la fin de la représentation, réclamait le retour du quatuor sous des applaudissements interminables. Un succès partagé par tous : «Les jeux de lumière, les musiques douces et entraînantes ainsi que l’interprétation de l’histoire par les danseuses étaient sublimes !», s’exclame un spectateur. Il est toujours possible de voir ce spectacle ce soir, mardi 23, et après-demain, jeudi 25 juillet, à 8h30, au Théâtre de Beyrouth. Un mime amusant La soirée n’est pas finie, après un court entracte, les enfants s’impatientent. La troupe de mimes ne se fait pas attendre et arrive tonitruante sur la scène accompagnée d’une musique de cirque. Les quatres élèves et anciens élèves de l’Institut des beaux-arts et leur professeur, Fayek Homaissi, font preuve de beaucoup d’imagination et d’humour. Les sketchs se suivent mais ne se ressemblent pas. Sous la douche, dans les toilettes, la circulation, les bébés. La plupart des saynètes sont tirées de la vie quotidienne déclenchant de gros rires : «Le rapport entre le rythme qu’on écoute et ce que l’on voit provoque un état dramatique qui pousse à rire ou à pleurer», commente le professeur. Bref, un spectacle à ne pas manquer. Côté art, la Salle à La Colonne a accueilli près de 45 toiles du peintre Assaad Renno proposant portraits paysages, natures mortes et scènes de guerre inspirés du quotidien libanais.
Le troisième week-end, la cour du Sérail de Deir el-Qamar a accueilli le spectacle de danse contemporaine Dialogue des différences de May Chelhot et du mime mené par Fayek Homaissi, qui ont été à la hauteur des attentes d’un comité certes petit mais très enthousiaste. Il est 8h30, la représentation doit commencer, pourtant les gens continuent à affluer et s’installent tranquillement dans la salle aménagée à cette occasion. Les airs d’Enrique Eglesias couvrent les murmures du public. Les lumières se tamisent et laissent place à une faible lueur blanche, le spectacle commence. Trois danseuses entrent en scène, elles ne se regardent pas, s’échauffent puis présentent, chacune à son tour, une danse sur une musique appropriée. Elles s’affrontent et montrent de quoi elles sont capables. Dans la deuxième partie,...