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Actualités - Chronologie

DÉVELOPPEMENT DURABLE Bruxelles n’exclut pas un échec du sommet de Johannesburg

Les responsables européens réunis samedi pour un Conseil européen de l’environnement au Danemark n’ont pas exclu un échec du sommet de l’Onu sur le développement durable prévu le 26 août à Johannesburg. « Si l’écart entre d’un côté les États-Unis et les pays les plus puissants de la planète, et de l’autre la façon dont les pays du Sud voient les problèmes est trop important, alors il n’y a aucune garantie que l’Europe puisse sauver cette conférence de l’Onu », a déclaré Poul Nielson, commissaire européen pour la coopération et l’aide humanitaire. « Mais nous allons vraiment essayer parce que nous croyons que notre place, au milieu de ces extrêmes, nous donne une position forte », a-t-il poursuivi. Le commissaire européen a souligné que l’Europe devait clairement réaffirmer les engagements qu’elle a pris lors des deux dernières grandes conférences en faveur des pays pauvres, à Doha et à Monterrey. À Monterrey (Mexique) en mars dernier, les pays de l’Union européenne se sont engagés à verser 20 milliards d’euros supplémentaires en aide au développement d’ici à fin 2006, a souligné M. Nielsen. À Doha, en novembre 2001, les membres de l’Organisation mondiale du commerce ont accepté de négocier une réduction de l’ensemble de leurs subventions, y compris sur les produits agricoles, qui barrent l’accès aux produits des pays pauvres. Mais l’adoption par les États-Unis d’une loi agricole qui augmente de 80 % les aides aux agriculteurs sur dix ans « a donné un signal amer » aux pays du Sud, a reconnu M. Nielsen. L’Europe elle-même est très divisée sur cette demande d’ouverture des marchés des pays du Sud. Plusieurs pays européens, dont la France, s’opposent aux propositions du commissaire européen Franz Fischler de réforme de la politique agricole commune dès 2003. La commissaire européenne à l’Environnement Margot Wallstroem a souligné que « tout ne pouvait être discuté en détail à Johannesburg », souhaitant un recentrage sur le développement durable et l’environnement. Le sommet « mammouth » de Johannesburg (60 000 personnes attendues) doit fixer de nouveaux objectifs de réduction de la faim et de la pauvreté dans le monde, améliorer la protection des ressources naturelles, garantir le financement de ces objectifs, s’assurer que la mondialisation profite au Sud et que les pays pauvres ont accès au commerce mondial. Un programme « très large », a regretté Mme Wallstroem, soulignant que les questions de financement et de commerce ne devaient pas prendre le dessus, alors qu’elles ont été traitées lors des conférences de Monterrey et de Doha. « Nous ne pouvons pas choisir le sommet de Johannesburg comme l’enceinte pour réouvrir des négociations détaillées sur ces sujets, au risque de porter ombrage aux sujets du développement durable », a souligné la commissaire européenne. La commissaire européenne a cité cinq priorités pour l’Europe à Johannesburg : Un programme de dix ans pour rendre plus durables les modes de production et de consommation, un coup d’arrêt à la perte de la biodiversité, l’élimination des produits toxiques, des objectifs chiffrés d’accès à l’eau et à l’assainissement pour les plus pauvres, et un recours accru aux énergies renouvelables. L’UE soutient une proposition brésilienne de porter à 15 % en 2010 la part des énergies renouvelables dans la consommation mondiale d’énergie. D’autres objectifs précis et chiffrés seront défendus par l’UE à Johannesburg, a promis Hans Christian Schmidt, ministre de l’Environnement du Danemark, qui tient la présidence tournante de l’UE, mais sans donner de détails.
Les responsables européens réunis samedi pour un Conseil européen de l’environnement au Danemark n’ont pas exclu un échec du sommet de l’Onu sur le développement durable prévu le 26 août à Johannesburg. « Si l’écart entre d’un côté les États-Unis et les pays les plus puissants de la planète, et de l’autre la façon dont les pays du Sud voient les problèmes est trop important, alors il n’y a aucune garantie que l’Europe puisse sauver cette conférence de l’Onu », a déclaré Poul Nielson, commissaire européen pour la coopération et l’aide humanitaire. « Mais nous allons vraiment essayer parce que nous croyons que notre place, au milieu de ces extrêmes, nous donne une position forte », a-t-il poursuivi. Le commissaire européen a souligné que l’Europe devait clairement réaffirmer les engagements...