Qu’importe l’âge de ses artères, pourvu qu’on ait l’ivresse : en prolongeant son contrat de gardien de l’équipe d’Arsenal, David Seaman, 39 ans en septembre et dernier rempart de la sélection anglaise au dernier Mondial, a confirmé une tendance lourde du foot anglais. « Seaman est le meilleur gardien d’Angleterre, c’est aussi simple que ça », avait déclaré le manageur d’Arsenal, Arsène Wenger, pour défendre son gardien après le but qu’il avait encaissé en quart de finale face au Brésil (1-2), ce but mettant fin aux espoirs de la sélection emmenée par Sven Goran Erikson. Le cas Seaman, qui a disputé 829 matchs de club au plus haut niveau, s’ajoute à la prolongation, dans ce même club d’Arsenal, du défenseur central Martin Keown (629 matchs). Désigné comme le cinquième larron de l’ancien « back four » (quatre de derrière) d’Arsenal, il va sur ses 36 ans et a rempilé pour deux ans. Pendant longtemps, ce « back four » d’Arsenal, autour de Tony Adams, 35 ans et 617 matchs avec Arsenal, a symbolisé le goût anglais pour les traditions qui durent. Certains de ses anciens membres n’évoluent plus sous le maillot des Gunners, mais continuent leur carrière, histoire de graver un peu plus profondément leur nom dans la légende du football anglais. Parmi eux, Nigel Winterburn, 37 ans et 800 matchs tout rond, qui évolue sous les couleurs des Hammers de West Ham et ne pense pas encore à la retraite, tout comme le défenseur irlandais de Manchester United, Denis Irwin (721 matchs) : il est à la recherche d’un club pour terminer la sienne en pente douce, après avoir perdu sa place de titulaire chez les Red Devils. L’exemple italien D’autres grands noms du football jouent les prolongations en Angleterre. Comme Seaman, l’ancien défenseur de l’équipe de France, Laurent Blanc, 36 ans, a prolongé d’un an avec Manchester United, alors qu’il était arrivé l’été dernier en annonçant que 2001/02 serait son ultime saison. Quant à Teddy Sheringham, 36 ans (668 matchs), il continue à hanter les surfaces de réparation et a même participé au denier Mondial. La dernière saison a quand même vu deux autres monuments de la Premier League raccrocher leurs crampons. Stuart Pearce, 38 ans (691 matchs), avait annoncé sa retraite une première fois, puis rechaussé ses crampons pour participer à la remontée de Manchester City en Premier League. Autre dinosaure, Lee Dixon, 38 ans (763 matchs), a fait ses adieux officiels après le doublé d’Arsenal en mai 2002, lors de la parade en autobus dans le nord de Londres. Le lendemain, il participait quand même au deuxième jubilé de Tony Adams, qui lui aussi ne devrait pas tarder à annoncer qu’il va soigner son dos et s’occuper de sa petite famille. Seaman et Blanc savent ce qui leur reste à faire : dépasser l’international italien Pietro Vierchowod, qui a joué notamment pour la Juventus, la Sampdoria et Piacenza jusqu’à l’âge de 41 ans en série A, disputant 796 rencontres dans un autre championnat très exigeant. Depuis Vierchowod, l’Italie a réalisé qu’il fallait rajeunir ses cadres.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Qu’importe l’âge de ses artères, pourvu qu’on ait l’ivresse : en prolongeant son contrat de gardien de l’équipe d’Arsenal, David Seaman, 39 ans en septembre et dernier rempart de la sélection anglaise au dernier Mondial, a confirmé une tendance lourde du foot anglais. « Seaman est le meilleur gardien d’Angleterre, c’est aussi simple que ça », avait déclaré le manageur d’Arsenal, Arsène Wenger, pour défendre son gardien après le but qu’il avait encaissé en quart de finale face au Brésil (1-2), ce but mettant fin aux espoirs de la sélection emmenée par Sven Goran Erikson. Le cas Seaman, qui a disputé 829 matchs de club au plus haut niveau, s’ajoute à la prolongation, dans ce même club d’Arsenal, du défenseur central Martin Keown (629 matchs). Désigné comme le cinquième larron de l’ancien «...