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Le Calcio au bord de la crise financière

Le championnat italien de football, qui commence à préparer la prochaine saison, se trouve au bord d’une crise financière sans précédent dans toute l’histoire du Calcio. La débâcle de la sélection nationale, sortie dès les 8es de finale de la dernière Coupe du monde par la Corée du Sud (2-1, but en or), a aggravé une situation déjà fort délicate depuis plusieurs années. Le marché des transferts est très calme et s’annonce comme l’un des plus pauvres de la décennie. Les présidents de club, qui n’hésitaient pas jadis à puiser largement dans les caisses pour s’assurer les services des plus coûteux joueurs de la planète, hésitent désormais et pensent davantage à équilibrer leur budget avant de se livrer à des dépenses excessives. À un mois et demi du début du championnat d’Italie, prévu le 26 août, plusieurs clubs de première division n’ont pas encore réussi à boucler totalement leur budget. Ils ne pourraient pas s’inscrire, si la commission fédérale de contrôle et de gestion (Covisoc) examinait aujourd’hui leurs comptes. « Il ne faut pas s’étonner » « Il ne faut pas s’étonner, les clubs ont compris qu’il faut mettre fin aux dépenses inconsidérées. Tous se sont alignés sur la modération. Il faut payer les salaires et les engagements des joueurs et pour y arriver il faut réduire les sorties d’argent », estime le directeur général de la Juventus Turin, championne d’Italie, Luciano Moggi, qui cite son club en exemple : « Nous, nous avons vendu Zidane, mais cela ne nous a pas empêchés de remporter le Scudetto. » Pour le président d’Atalanta Bergame, club du milieu du tableau, Ivan Ruggeri, « la situation est dramatique, il n’y a pas d’argent, et c’est la faute de tous. En l’état actuel, le championnat ne peut débuter ». Le cri d’alarme est général entre dirigeants, joueurs et médias. Il convient absolument de réduire les coûts du Calcio qui atteignaient il n’y a pas si longtemps des sommes approchant les 500 millions d’euros. Les trois clubs cotés en Bourse, Juventus (-37,24 %), Lazio Rome (-43,55 %) et AS Rome (-29,11 %), ont vu leurs actions sensiblement baisser depuis le début de l’année. Pour tenter d’assainir cette situation, une recette s’impose en priorité : réduire les salaires, trop souvent excessifs, des joueurs et le montant des contrats. Les trois attaquants de l’Inter Milan, 3e du dernier championnat d’Italie, l’Italien Christian Vieri, le Brésilien Ronaldo et l’Uruguayen Alvaro Recoba, ont ainsi proposé à leur président, Massimo Moratti, une réduction de leurs émoluments annuels pour permettre au club de faire des économies. Cette initiative reste pour l’instant isolée, comme le souligne Vieri : « Nous ne voulons pas pousser les autres à en faire autant, ce n’est qu’un geste de notre part envers Moratti », mais elle a été accueillie tellement favorablement qu’elle pourrait faire tache d’huile.
Le championnat italien de football, qui commence à préparer la prochaine saison, se trouve au bord d’une crise financière sans précédent dans toute l’histoire du Calcio. La débâcle de la sélection nationale, sortie dès les 8es de finale de la dernière Coupe du monde par la Corée du Sud (2-1, but en or), a aggravé une situation déjà fort délicate depuis plusieurs années. Le marché des transferts est très calme et s’annonce comme l’un des plus pauvres de la décennie. Les présidents de club, qui n’hésitaient pas jadis à puiser largement dans les caisses pour s’assurer les services des plus coûteux joueurs de la planète, hésitent désormais et pensent davantage à équilibrer leur budget avant de se livrer à des dépenses excessives. À un mois et demi du début du championnat d’Italie, prévu le 26...