L’euro a oscillé en cette fin de semaine autour du seuil de 0,99 $, incapable de profiter de la baisse surprise de 6,4 % (à 86,5 pts en juillet) de l’indice de confiance des consommateurs américains établi par l’université du Michigan. Pourtant, dans la matinée l’euro avait enregistré une petite poussée de fièvre après la nouvelle hausse de l’excédent commercial français de 2,14 milliards EUR en mai. Mais l’annonce d’une baisse de 0,7 % de la production manufacturière en France ne tardait pas à peser sur sa tendance, surtout après la hausse de 1,1 % des ventes de détail aux États-Unis pendant la même période. L’absence d’intervention de la Banque du Japon pour juguler la hausse du yen et l’irrégularité des marchés boursiers américains après l’ouverture ont rendu ensuite les opérateurs très circonspects en manipulant leurs positions de changes à la veille du week-end. Les quelques performances de la Bourse électronique Nasdaq n’ont pas pu apporter le moindre soutien au dollar. Elles ont été aussitôt neutralisées par le nouvel accès de faiblesse de Wall Street qui l’a rendu très volatil, le faisant négocier finalement à New York à 0,9910 pour un euro contre 0,9895 la veille, à 1,5525 pour un sterling contre 1,5550, à 1,4820 FS contre 1,4830 et à 116,85 yens contre 116,95. Les Bourses toujours au purgatoire En Bourse, les marchés américains des actions étaient hésitants et irréguliers hier, partagés entre les nouvelles contradictoires en provenance de l’économie (baisse de l’indice de confiance des consommateurs et hausse des ventes de détail aux États-Unis). De plus, l’annonce par General Electric et par Juniper Networks d’une forte progression de leurs bénéfices nets au 2e trimestre ainsi que la révision en hausse par Dell Computer de ses prévisions de résultats pour cette année sont venues soutenir la tendance du Nasdaq d’un côté. Mais d’un autre côté, la publication d’une note négative par Merrill Lynch sur le géant de la distribution Home Depot et la dégradation de la recommandation de Kraft et de ADV Micro Device par Credit Suisse First Boston ont lourdement pesé sur Wall Street. Et c’est dans ce contexte que le DJIA a finalement perdu 1,33 % pendant que le Nasdaq limitait ses pertes à 0,06 %. Quant aux marchés boursiers européens, ils ont dû réduire leurs gains hier pour terminer sans grand changement, sous l’influence de places américaines affectées par les ventes bénéficiaires. Le rebond de la matinée s’est donc essoufflé malgré la grande résistance des valeurs de la technologie et des télécoms. À Beyrouth, le dollar était généralement « survendu » hier, les opérateurs se montrant de plus en plus rassurés par l’attachement du gouvernement à la politique de stabilité monétaire. Ce phénomène continuait de privilégier la livre libanaise sur toute autre monnaie sous le rapport de la rentabilité. Mais après le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le dollar devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513 et 1 513,50 LL dans les échanges interbancaires. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée entre la baisse de 1 145 actions A de Solidere de 4 1/4 à 4 1/8 $ et la hausse de 5 050 actions B de la même société de 4 3/8 à 4 1/2 $, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a oscillé en cette fin de semaine autour du seuil de 0,99 $, incapable de profiter de la baisse surprise de 6,4 % (à 86,5 pts en juillet) de l’indice de confiance des consommateurs américains établi par l’université du Michigan. Pourtant, dans la matinée l’euro avait enregistré une petite poussée de fièvre après la nouvelle hausse de l’excédent commercial français de 2,14 milliards EUR en mai. Mais l’annonce d’une baisse de 0,7 % de la production manufacturière en France ne tardait pas à peser sur sa tendance, surtout après la hausse de 1,1 % des ventes de détail aux États-Unis pendant la même période. L’absence d’intervention de la Banque du Japon pour juguler la hausse du yen et l’irrégularité des marchés boursiers américains après l’ouverture ont rendu ensuite les opérateurs très...