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Zubeyde, « marraine » des lutteurs turcs

Zubeyde Kavraz, mère de famille turque de 36 ans, est devenue le week-end dernier la première « marraine » (aga) de la traditionnelle compétition de lutteurs à l’huile, une institution virile et vieille de 641 années, rapporte la presse turque. Cette maman de quatre enfants, travaillant avec son mari dans l’organisation de foires commerciales, a déboursé 85 milliards de livres turques (53 800 dollars) de dons au fonds des lutteurs, et a été élue « marraine » par les sportifs, disent les journaux. C’est la première fois dans la longue histoire de cette quasi-confrérie, symbole de la virilité et de la force turques, qu’une femme est désignée « hanimaga », pas seulement pour le généreux cadeau qu’elle leur a fait, alors qu’elle était en compétition avec quatre autres donateurs masculins. « Je suis très heureuse et consciente de ma responsabilité, je vais assumer cette charge », a-t-elle déclaré, citée par le quotidien Milliyet, expliquant qu’elle avait été « très émue » par les lutteurs lorsqu’elle les avait vus, sur la pelouse où ils livrent leurs combats, pour la première fois il y a trois ans. Forte de son expérience en relations publiques, elle a promis d’œuvrer à la reconnaissance « mondiale » de ce « sport roi », a-t-elle encore dit. La lutte traditionnelle turque, le corps enduit à l’huile d’olive et revêtu d’une simple culotte de cuir, est pour beaucoup l’expression parfaite de la force masculine, faisant de ses champions de véritables héros nationaux, adulés et riches comme des sumotoris. « Je ne cherche pas à briser les tabous, a-t-elle dit dans le journal Sabah. Mais je veux faire aimer à toutes les femmes ce que l’on considère comme un sport de machos », a dit Zubeydze Kavraz.
Zubeyde Kavraz, mère de famille turque de 36 ans, est devenue le week-end dernier la première « marraine » (aga) de la traditionnelle compétition de lutteurs à l’huile, une institution virile et vieille de 641 années, rapporte la presse turque. Cette maman de quatre enfants, travaillant avec son mari dans l’organisation de foires commerciales, a déboursé 85 milliards de livres turques (53 800 dollars) de dons au fonds des lutteurs, et a été élue « marraine » par les sportifs, disent les journaux. C’est la première fois dans la longue histoire de cette quasi-confrérie, symbole de la virilité et de la force turques, qu’une femme est désignée « hanimaga », pas seulement pour le généreux cadeau qu’elle leur a fait, alors qu’elle était en compétition avec quatre autres donateurs masculins. « Je suis très...