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UNIVERSITÉ Café « politiquement correct »

Les habitants de Berkeley, site de la célèbre université progressiste des années 1960 près de San Francisco, voteront en novembre prochain pour décider si le café vendu dans les bars et restaurants de la ville doit être exclusivement issu du commerce équitable.La municipalité a décidé cette semaine de ne pas adopter une mesure baptisée « Sec-C » – rapidement devenue « sexy » – qui exigeait de chaque tenancier qu’il certifie l’origine « équitable » de son café. Elle a préféré laisser aux habitants, qui se prononceront le 5 novembre, le choix de cette décision qui oppose les militants de gauche aux propriétaires d’établissement. Si elle était approuvée, la mesure entrerait en vigueur dans les 90 jours et ne pourrait être contestée en justice. Un propriétaire de bar risquerait une amende de 100 dollars et six mois de prison en cas d’infraction. Pour les partisans de cette mesure, c’est une manière de contribuer à changer le monde. « Quand je bois mon café, je ne veux pas détruire l’environnement ou exploiter les travailleurs », explique Rick Young, un avocat de 36 ans à l’origine de cette initiative qui suscite aujourd’hui l’intérêt des médias nationaux. Les adversaires de l’idée estiment qu’il s’agirait d’une entrave injuste au commerce. « Cette proposition est quasi fasciste », déclare ainsi Darryl Ross, patron de plusieurs bars de la ville, au New York Times. Ross juge que vendre du café produit selon des critères moraux établis est une bonne idée – un de ses établissements ne sert que ça – mais il estime que les clients doivent avoir le choix. Le commerce équitable, lancé aux Pays-Bas il y a 14 ans, est une idée relativement neuve aux États-Unis. Mais le café « conscient » est désormais vendu par les plus grandes chaînes de distribution du pays. Le café, deuxième marchandise la plus vendue au monde derrière le pétrole, pâtit d’une surabondance de l’offre depuis plusieurs années. Les prix payés aux producteurs auraient chuté de 80 % depuis 1997, même si le prix de détail n’a guère varié.
Les habitants de Berkeley, site de la célèbre université progressiste des années 1960 près de San Francisco, voteront en novembre prochain pour décider si le café vendu dans les bars et restaurants de la ville doit être exclusivement issu du commerce équitable.La municipalité a décidé cette semaine de ne pas adopter une mesure baptisée « Sec-C » – rapidement devenue « sexy » – qui exigeait de chaque tenancier qu’il certifie l’origine « équitable » de son café. Elle a préféré laisser aux habitants, qui se prononceront le 5 novembre, le choix de cette décision qui oppose les militants de gauche aux propriétaires d’établissement. Si elle était approuvée, la mesure entrerait en vigueur dans les 90 jours et ne pourrait être contestée en justice. Un propriétaire de bar risquerait une amende de 100...