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Athlétisme Pintusevich-Jones : le duel manqué de l’été

La confrontation entre la championne du monde du 100 m, l’Ukrainienne Zhanna Pintusevich, et sa dauphine, l’Américaine Marion Jones, donne lieu à un beau duel estival, mais par procuration uniquement. Tout l’hiver, l’Américaine a soigneusement préparé sa revanche, après sa défaite aux Mondiaux d’Edmonton sabordant son rêve de triplé (100 m, 200 m et relais 4x100 m). Mais dès les premières sorties de la prestigieuse et lucrative Golden League, la triple championne olympique a déchanté. « J’aimerais bien la voir un jour ou l’autre, sourit Marion Jones quand on l’interroge sur l’absence de sa seule rivale. Moi, je suis là et je suis surprise qu’elle ne soit pas présente. » « Nous n’avons jamais eu la moindre discussion », explique Jean-Pierre Schoebel, l’organisateur de la réunion de Monaco (19 juillet), quatrième des sept étapes de la Golden League. L’absence de Pintusevich des principales réunions estivales, notamment celles de la Golden League, est pour des raisons financières. Mark Block, l’entraîneur et mari de Pintusevich, ne cache pas que l’argent est le nerf de la guerre. « Jones est une grande championne que nous respectons. D’ailleurs, Zhanna ne demande pas la même somme. Même 50 % de ce qui est offert à l’Américaine aurait été bien, souligne Block. En tant que championne du monde, Zhanna mérite plus de respect. En tout cas, elle est vraiment déçue de ne pas courir contre Marion Jones. » « Il n’est pas question de lui donner la moitié des 75 000 euros environ que touche Jones, répond Schoebel. Des champions du monde, il y en a plein. » Espoirs de duels en août Alors les deux sprinteuses font leur petite vie, se livrant un mano a mano chronométrique à distance. Vendredi dernier à Paris, l’Américaine améliorait la meilleure performance de l’année, qu’elle détenait déjà, en franchissant la ligne en 10 sec 89. Quarante-huit heures plus tard, Pintusevich, qui a fêté ses 30 ans samedi, répliquait avec un 10.84 dans une discrète réunion crétoise. « Regarder les meetings de la Golden League à la télévision a été une belle source de motivation », explique l’Ukrainienne, qui fera aussi l’impasse sur les championnats d’Europe, du 6 au 11 août à Munich. Et ce chassé-croisé estival risque de se poursuivre, puisque Marion Jones est attendue vendredi à Rome pour poursuivre sa route vers le jackpot de la Golden League, tandis que Pintusevich pourrait apparaître mardi prochain à Stockholm, avant de repartir pour des réunions de second plan. Elle s’alignera le 20 juillet à Hechtel (Belgique), puis le 24 juillet à Thessaloniki (Grèce). « Rien n’est fait, mais nous discutons avec les organisateurs de Bruxelles, de Zurich et de Berlin », a affirmé Mark Block, entretenant l’espoir de voir les deux divas enfin se frotter directement pour les trois dernières réunions de la Golden League.
La confrontation entre la championne du monde du 100 m, l’Ukrainienne Zhanna Pintusevich, et sa dauphine, l’Américaine Marion Jones, donne lieu à un beau duel estival, mais par procuration uniquement. Tout l’hiver, l’Américaine a soigneusement préparé sa revanche, après sa défaite aux Mondiaux d’Edmonton sabordant son rêve de triplé (100 m, 200 m et relais 4x100 m). Mais dès les premières sorties de la prestigieuse et lucrative Golden League, la triple championne olympique a déchanté. « J’aimerais bien la voir un jour ou l’autre, sourit Marion Jones quand on l’interroge sur l’absence de sa seule rivale. Moi, je suis là et je suis surprise qu’elle ne soit pas présente. » « Nous n’avons jamais eu la moindre discussion », explique Jean-Pierre Schoebel, l’organisateur de la réunion de Monaco (19...